Apparition

di Ryoko Sekiguchi

traduzione free jazz di Francesco Forlani

Au mois de Juillet 1743, comme j’étois occupé de mes couleurs accidentelles, & que je cherchois à voir le soleil, dont l’oeil soûtient mieux la lumiere à son coucher qu’à toute autre heure du jour, pour reconnoître ensuite les couleurs & les changemens de couleur causés par cette impression, je remarquai que les ombres des arbres qui tomboient sur une muraille blanche étoient vertes ; cette apparence dura près de cinq minutes, après quoi la couleur s’affoiblit avec la lumiere du soleil, & ne disparut entierement qu’avec les ombres. Le lendemain au lever du soleil, j’allai regarder d’autres ombres sur une autre muraille blanche ; mais au lieu de les trouver vertes comme je m’y attendois, je les trouvai bleues, ou plûtôt de la couleur de l’indigo le plus vif : le ciel étoit serein, & il n’y avoit qu’un petit rideau de vapeurs jaunâtres au levant ; le soleil se levoit sur une colline, ensorte qu’il me paroissoit élevé au-dessus de mon horison ; les ombres bleues ne durerent que trois minutes, après quoi elles me parurent noires. Six jours se passerent ensuite sans pouvoir observer les ombres au coucher du soleil, parce qu’il étoit toûjours couvert de nuages : le septieme jour je vis le soleil à son coucher ; les ombres n’étoient plus vertes, mais d’un beau bleu d’azur. Depuis ce tems j’ai très-souvent observé les ombres, soit au lever soit au coucher du soleil, & je ne les ai vûes que bleues, quelquefois d’un bleu fort vif, d’autres fois d’un bleu pâle, d’un bleu foncé ; mais constamment bleues, & tous les jours bleues “.

(extrait de l’article « couleur », Encyclopedie de Diderot et D’Alembert)

(09 :00)

Dans le lieu où l’on s’installait, non pas à la recherche de quelque chose, mais comme une conséquence tout à fait naturelle, la disposition faisait que le patio était toujours regardé de l’étage supérieur, et vers le haut, par l’espace découpé pour s’ouvrir à l’air libre, seul au petit matin les gouttes d’eau déposaient de temps à autre les marques de leur chute sur le bassin. Au milieu, des cailloux de rivière de tailles diverses étaient incrustés pour former une mosaïque carrée de style archaïque, et debout sur ses motifs de grenade ou d’acanthe, la femme aux cheveux bruns qui s’occupait des feuilles était observée à son tour à neuf heures du matin, toujours de haut. Les plantes placées de façon à encercler le bassin, la plupart à hauteur de reins, paraissaient distantes, et dépourvues de la notion de température comme les fantômes, il était difficile d’imaginer leur température d’après leur aspect. Seulement, pendant que les gouttes d’eau s’évaporaient, par l’effet de l’humidité, on pouvait supposer qu’elles étaient dans la zone de l’eau.

(11 :00)

A l’heure où la puissance lumineuse augmente, sur le mur peint de clair, le mouvement de ceux qui s’affairent à refléter par plusieurs angles s’accélère d’emblée, et bien que la journée n’ait pas encore atteint sa moitié, il nous rappelait déjà une décadence assourdissante et aveuglante. Comme ces piqûres blanches qui laissent à la surface des êtres vivants les signes noirs de leur revirement, nous arrivait-il de voir des spots à la surface des feuilles ? La lumière convergeant en un point se projetait sur la rétine comme si elle y avait invalidé les pigments, parmi ses va-et-vient de réverbération il n’y avait rien de ce qu’on peut toucher, et pour savoir au moins si l’eau pourrait modifier les nuances de couleurs, l’arrosage tardif était effectué.

Lorsque, dans l’air, sa partie la plus dense est contemplée de côté, pour-quoi appelle-t-on ce qui traverse horizontalement comme un chien prompt fantôme, et ce qui s’élève vers le haut vapeur ?

(14 :30)

Comme chose qu’on ne peut percevoir que comme un tout rien ne surpasse l’odeur, et à peine commence-t-elle à se multiplier, on perd jusqu’à la piste de sa provenance, comme lorsqu’on va compter la nuée de martinets qui s’envolent précipitamment, et même arrivée à cette heure-ci l’odeur de thuya ou de simple tronc si attendue n’advenait pas, soit parce que l’odeur du premier plan l’effaçait ou l’intégrait com-plètement, seule l’odeur de chèvrefeuille qui n’aurait pas dû exister dans ce patio apparaissait fort, d’une manière pour nous insaisissable, en ligne droite.

(19 :00)

À l’approche du crépuscule enfin, comme pour s’appuyer sur la vapeur surgie du sol chauffé tout l’après-midi, on voyait s’élever des choses minus-cules et diverses dont on ne connaît pas le nom, parmi lesquelles se trouvait une prononciation, comme si elle était partie quelque part ou avait été oubliée jusqu’alors, et dont on ne se souvenait absolument pas si l’on l’avait une fois déposée sur ses lèvres : n’atteignant pas la hauteur de l’étage supérieur sans doute parce qu’elle pesait légère-ment plus que les autres, elle redescendait et se reposait sur la surface de l’aspidistra, accrochée simplement sur un axe en flottant ; à ce moment-là, pour la première fois, on se rendit compte : la prononciation ne porte même pas d’ombre.

[Questa poesia è già stata pubblicata da Henri Lefebvre nei suoi Cahiers de la Seine. Ringrazio lui e l'autrice per la gentile concessione. Il testo originale prevede una disposizione grafica che non è stato possibile rispettare qui.
Della stessa autrice, in italiano, una riflessione sul velo islamico : "La nudità arretra". A.R.]

Nel mese di luglio del 1743, siccome mi ero industriato sui colori accidentali e che tentavo di osservare il sole, di cui l’occhio sostiene meglio la luce al tramonto che in qualsiasi altra ora del giorno, al fine di riconoscere in seguito i colori e i cambiamenti di colore causati da questa impressione , mi rendevo conto che le ombre degli alberi proiettate su una muraglia bianca erano verdi; tale apparenza durò quasi cinque minuti, dopo di che il colore si indeboli’ con la luce del sole , e non spari’ totalmente che con le ombre. L’indomani all’alba, andai a guardare delle altre ombre e sopra un’altra muraglia bianca; ma in luogo di trovarle verdi come mi aspettavo, le trovai blù, o piuttosto color indigo e dei più vivi: il cielo era sereno e non c’era che una lieve cortina di vapori giallastri a levanto; il sole si levava al di sopra della collina , di modo che mi sembrasse alzato al di sopra del mio orizzonte; le ombre blù non durarono che tre minuti dopo di che mi apparvero nere. Sei giorni trascorsero in seguito senza poter osservare le ombre al tramonto, perchè ogni volta coperto di nuvole : il settimo giorno vidi il sole al tramonto; le ombre non erano più verdi , ma di un bel color blu, d’ azzurro . Da allora mi sono messo ad osservare assai spesso le ombre, sia all’alba che al tramonto, e non le ho viste che blù, talvolta di un blù forte, vivo, tal’altre di un blù pallido, scuro eppure costantemente blù ed ogni giorno blù .

Dal luogo in cui ci si metteva, non come alla ricerca di qualcosa, bensì come conseguenza assolutamente naturale, la disposizione faceva che il patio era sempre guardato dal piano superiore, e verso l’alto, da uno spazio tagliato per aprirsi all’aria aperta, solo di primo mattino le gocce d’acqua depositavano di tanto in tanto i segni della loro caduta sul bacino d’acqua. Nel mezzo, ciottoli di fiume di grandezza e foggia differente s’erano incrostati fino a formare un mosaico quadrato dallo stile arcaico, e in piedi, sui suoi motivi di granata o d’acanto, la donna dai capelli scuri che si occupava delle foglie era a sua volta osservata, alle nove del mattino, sempre dall’alto. Le piante messe in modo da circondare il bacino d’acqua, la maggior parte all’altezza dei fianchi, parevano distanti e sprovviste della nozione di temperatura come i fantasmi; era difficile al solo guardarle stabilirne la temperatura. Solo quando le gocce d’acqua s’evaporavano, per effetto dell’umidità, si poteva supporre che si trovassero in prossimità dell’acqua.

All’ora in cui la potenza luminosa aumenta, sul muro dipinto di chiaro, il movimento di quanti si affaccendano sul riflettere da più parti s’accellera d’improvviso, e nonostante la giornata non sia che alla sua metà, già faceva presente un’assordante, accecante decadenza. Come certe punture bianche che lasciano in superficie agli esseri viventi i segni neri del loro repentino mutamento, ci succedeva di vedere delle macchie sulla superficie delle foglie? La luce convergente in un punto si proiettava sulla retina come se ella vi avesse invalidato i pigmenti , nel viavai del riverbero non v’era nulla di quanto si possa toccare, l’innaffiatura, in ritardo, era stata effettuata per sapere almeno se l’acqua avrebbe potuto modificare le sfumature di colore.
Quando nell’aria, la sua parte più densa è messa da parte, perchè come un cane troppo lesto si definisce ciò che lo attraversa orizzontalmente un fantasma , e quel che si leva verso l’alto vapore?
In quanto a cose che non si possono percepire come un tutto niente supera l’odore, e appena comincia a moltiplicarsi si perde fino al tracciato della sua provenienza, come quando si contano gli annodati dei frustini che si involano precipitosamente, e pur arrivando a quest’ora l’odore di thuya o di semplice tronco così atteso non perveniva, sia perchè l’odore in primo piano lo cancellava sia perchè l’integrava completamente , e solo l’odore di caprifoglio che non avrebbe potuto esistere se non ci fosse stato quel patio, appariva forte, in un modo per noi inafferrabile, dritto davanti.

All’avvicinarsi del crepuscolo finalmente, come per appoggiarsi al vapore spinto dal suolo scaldato l’intero pomeriggio, si vedevano levarsi cose minuscole e diverse di cui non si conosce il nome, tra cui si trovava un pronunciamento come se fosse andato in un qualche dove o fosse stato fino ad allora dimenticato, e di cui non ci si ricordava più se lo si fosse una volta deposto sulle sue labbra: non raggiungeva l’altezza del piano superiore indubbiamente perchè d’un peso più leggero degli altri, ridiscendeva e si riposava sulla superficie dell’aspidistra, aggrappato semplicemente a un asse galleggiando ; in quel momento preciso, per la prima volta ci si rese conto: la pronuncia non fa nemmeno ombra.

184 commenti

  1. Pubblicato 8 Agosto 2005 alle 19:09 | Permalink

    va bene / ma una traduzione per gli ignoranti non guasterebbe, graz9ie

  2. effeffe
    Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 12:04 | Permalink

    Apparizione

    Carissimo Astolfo te ne propongo una rapidissima quasi in tempo reale per amicizia al Raos, il testo in francese è splendido,e per N.I.. E’ una traduzione che bada al senso quindi e mi scuso per le approssimazioni.
    Francesco Forlani

    Nel mese di luglio del 1743, siccome mi ero industriato sui colori accidentali e che tentavo di osservare il sole, di cui l’occhio sostiene meglio la luce al tramonto che in qualsiasi altra ora del giorno, al fine di riconoscere in seguito i colori e i cambiamenti di colore causati da questa impressione , mi rendevo conto che le ombre degli alberi proiettate su una muraglia bianca erano verdi; tale apparenza durò quasi cinque minuti, dopo di che il colore si indeboli’ con la luce del sole , e non spari’ totalmente che con le ombre. L’indomani all’alba, andai a guardare delle altre ombre e sopra un’altra muraglia bianca; ma in luogo di trovarle verdi come mi aspettavo, le trovai blù, o piuttosto color indigo e dei più vivi: il cielo era sereno e non c’era che una lieve cortina di vapori giallastri a levanto; il sole si levava al di sopra della collina , di modo che mi sembrasse alzato al di sopra del mio orizzonte; le ombre blù non durarono che tre minuti dopo di che mi apparvero nere. Sei giorni trascorsero in seguito senza poter osservare le ombre al tramonto, perchè ogni volta coperto di nuvole : il settimo giorno vidi il sole al tramonto; le ombre non erano più verdi , ma di un bel color blu, d’ azzurro . Da allora mi sono messo ad osservare assai spesso le ombre, sia all’alba che al tramonto, e non le ho viste che blù, talvolta di un blù forte, vivo, tal’altre di un blù pallido, scuro eppure costantemente blù ed ogni giorno blù .

  3. effeffe
    Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 12:23 | Permalink

    Seconda parte

    Dal luogo in cui ci si metteva, non come alla ricerca di qualcosa, bensì come conseguenza assolutamente naturale, la disposizione faceva che il patio era sempre guardato dal piano superiore, e verso l’alto, da uno spazio tagliato per aprirsi all’aria aperta, solo di primo mattino le gocce d’acqua depositavano di tanto in tanto i segni della loro caduta sul bacino d’acqua. Nel mezzo, ciottoli di fiume di grandezza e foggia differente s’erano incrostati fino a formare un mosaico quadrato dallo stile arcaico, e in piedi, sui suoi motivi di granata o d’acanto, la donna dai capelli scuri che si occupava delle foglie era a sua volta osservata, alle nove del mattino, sempre dall’alto. Le piante messe in modo da circondare il bacino d’acqua, la maggior parte all’altezza dei fianchi, parevano distanti e sprovviste della nozione di temperatura come i fantasmi; era difficile al solo guardarle stabilirne la temperatura. Solo quando le gocce d’acqua s’evaporavano, per effetto dell’umidità, si poteva supporre che si trovassero in prossimità dell’acqua.

  4. effeffe
    Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 12:24 | Permalink

    à suivre
    effeffe

  5. gabriella
    Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 13:17 | Permalink

    Merci, effeffe. E’ veramente bello questo testo.

  6. Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 14:03 | Permalink

    Curioso quel “minus-cules”.
    In che senso questa è una poesia, se nel riprodurla non si possono rispettare gli “a capo”?
    Forse ve la potevate cavare con gli slash, ma così si percepisce, in tutto e per tutto, come un testo in prosa, senza alcun ritmo o assonanza o altro legame o scansione rilevabile tra una riga e l’altra.
    O almeno così mi pare.
    L’autrice scrive in giapponese (e si traduce da sé in francese): da qui la contemplazione di sapore zen di fenomeni naturali e minimi?
    Che vorrà dire la frase finale?
    Non vado pazzo per questo tipo di scrittura, se la cosa può interessare.

  7. Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 18:55 | Permalink

    Mattisse dipingeva ombre verdi,
    quando me ne accorsi mi arrabbiai, ero scemo e piccolo,
    poi ho visto degli espressionisti che facevano le ombre blu;

    questa dell’ombra della pronuncia, se ho capito bene,
    è assai traslata, immaginosa,
    ma non mi quadra pur non essendo io un realista.

  8. andrea raos
    Pubblicato 9 Agosto 2005 alle 22:55 | Permalink

    francé, sei un tesoro. se hai voglia di fare con calma, poi te la pubblico in ni. moi je suis un traducteur paresseux, tu sais.

    tashtego, mi sono spiegato male : l’originale non è “in versi”; sono blocchi di prosa, di dimensioni variabili, disposti in punti diversi di ciascuna pagina. poesia, prosa, poesia visiva - scegli tu.

    precisazione : l’autrice non si traduce dal giapponese in francese, ma scrive contemporaneamente nelle due lingue, producendo cosi’ due originali. è uno dei motivi per cui ho scelto di non tradurre - oltre al mio essere scansafatiche dalla nascita : come rendere certe “imperfezioni” o “stranezze” dell’originale scritto in lingua non materna?
    davvero sekiguchi non traduce quando scrive? scrivere nella propria lingua materna non è già una traduzione? e via dicendo.
    grazie a tutti,

  9. gufo
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 00:38 | Permalink

    prego

  10. effeffe
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 09:40 | Permalink

    Prima di delivrer gli altri brani tradotti approfitto dello spunto rausiano per qualche osservazione. Faccio parte di una sempre più numerosa schiera di autori che superato l’inferno della domanda “in quale lingua scriverò? “che per me si riduce a tre possibilità, francese, italiano, idiolettico( dialetti, parlate , gerghi,) ed il purgatorio della committenza (si scrive nella lingua richiesta dal committente, editore, autore, ristoratore) si ritrova in un paradiso del ” come ti viene”. Non sai perchè, non sai come, ma è come la sensazione di essere attraversati dalla storia, dalla riflessione, dal verso, e come medium, o ti lasci andare o resisti, andando a bere cogli amici dicendoti a voce alta che solo la lingua che padroneggi ti offrirà un posto preciso nel milieu. Ora, a me non piacciono nè i posti, e ancor meno se precisi, nè il milieu, e se mi ritrovo con libri pubblicati in francese e mai tradotti in italiano, e viceversa, su registri differenti, teatro, poesia, novels, mi va bene così anche se la cosa mi procura l’appellativo di Ovni, che si traduce in italiano con l’inglese ufo, in Italiano sarebbe corretto dire Oni, come berlusc…
    Pare che nelle coppie miste difficilmente ci si parli attraverso la lingua materna, cioè che l’amore si parli attraverso una lingua “medium”. Nel rapporto d’amore tra autore e lettore si dovrebbe immaginare una cosa del genere. Comunque varrebbe la pena interrogarsi, per esempio, su come permettere alla poesia lo stesso salto di “glo-calità” del romanzo ( pirandello come musil come kafka come joyce ecc) o ancor prima della filosofia. Insomma riuscire a fare della poesia una musica, o una pittura,qualcosa d’universale.

  11. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 09:54 | Permalink

    o.t. (scatenato dalla frase “non sono un realista”)

    Ho letto l’introduzione a un concorso di fumetti (”La battaglia di Algeri: racconto a strisce di una storia in bianco e nero”, http://www.mirada.it/komikazen/ ) tutta centrata sul realismo e mi sono detto Come è possibile scrivere “realismo” seriamente, anzi facendoci su un discreto pippardone?
    Potevano scrivere - come avrebbe fatto Mozzi - “realismo, qualunque sia il significato attribuito alla parola”. Invece no, c’è questa contrapposizione tra fumetto come narrazione di cazzate e fumetto come narrazione realistica, in questo caso addirittura sulla resistenza. Finché il discorso critico è a questi livelli, si avvera la profezia di Spiegelman: il 99,9 % del fumetto è merda.

  12. gina
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 10:50 | Permalink

    Già”Dans le lieu où l’on s’installait, non pas à la recherche de quelque chose, mais comme une conséquence tout à fait naturelle…. “ . Interessante la differenza percettiva, riguardo a questo pezzo, in quanto è un pezzo che situa molto precisamente, collocandola, proprio la questione della posizione di lettura, almeno per quanto pare a me:). In questo senso, non vedo nulla di più realistico di una posizione situata, caro mario. Ma capisco anche ciò che vuoi dire. Comunque, il pezzo mi è piaciuto molto.

  13. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 11:54 | Permalink

    Mi va di lievemente polemizzare.
    Discreta infilata di interrogativi senza fondamento, da pare di Effeffe.
    La poesia è intraducibile.
    Lo compresi persino io, quando, in tenera età in una libreria di Cambridge, aprii una traduzione in inglese dei Canti di Leopardi.
    Inutile paragonarla ad altre arti, la poesia.
    Sono poche le arti tra le quali si può fare un discorso comune e direi che sono solo quelle che richiedono una stessa famiglia di attitudine, pensiero a parte.
    Ritengo che già chiamarle “arti” accomunandole sotto la medesima categoria si di per sé una notevole forzatura.
    Aggiungo, così, per dire, che è la Lingua Madre, che nel caso di quasi tutti noi è in realtà una parlata in un qualche dialetto, ad abitarci ed usarci e non vice versa: fate la prova incazzandovi con qualcuno: subito la parlata dei padri premerà per uscire a fiotti.
    Josif Brodsky, o come catzo si scrive, usava il russo per la poesia e l’inglese per la non-poesia.
    Sono anni che rifletto su questa cosa, perché mi dice qualcosa di importante, circa la DIFFERENZA tra prosa e poesia e sul perché opere in prosa sia, come dice Effeffe, possano avere una portata e un’influenza planetaria vera, mentre la poesia tradotta difficilmente ce la fa davvero.
    Ma esattamente non so cosa dica o riveli:
    Se qualcuno ne ha un’idea potrebbe esporla qui, per dire.
    Circa il rapporto d’amore tra lo scrittore e il lettore, io non l’ho mai provato.
    E francamente non capisco di cosa parli.
    Sembra un buonismo veltronian-letterario.
    Senza offesa.
    Esa.

  14. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 11:56 | Permalink

    levare un “sia”.
    sorvolare sulla forma, please.

  15. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 11:57 | Permalink

    Certo viene da pensare all’importanza della disposizione grafica e degli “a capo”, a ciò che ci fa immediatamente classificare uno scritto come poesia o come prosa.
    D’altra parte lo sguardo è determinante per questo pezzo, e a più livelli.
    Chi scrive qui è essenzialmente un soggetto che guarda. Ed esige un lettore. Un lettore che ascolta, ma non un semplice ascoltatore.

  16. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 11:58 | Permalink

    E poi viene da pensare all’inadeguatezza delle parole, all’importanza del silenzio, alle differenti potenzialità dei linguaggi non verbali (la pittura innanzitutto).

  17. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 12:02 | Permalink

    “… la prononciation ne porte même pas d’ombre”.

  18. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 12:41 | Permalink

    Tra i linguaggi non verbali metterei sicuramente il fumetto nel senso che nessuno ne parla. Fortunatamente va avanti lo stesso.

  19. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 12:47 | Permalink

    Per tashtego

    Credo – molto banalmente – che la poesia sia più distante dal piano della “comunicazione” (in senso stretto) rispetto alla prosa.
    In un’epoca di dominio della “comunicazione”, la poesia è una potenziale disadattata.
    Di qui le maggiori difficoltà di lettura, di traduzione, di diffusione.
    Di qui l’impossibilità del “successo”.

  20. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 14:17 | Permalink

    Non sono d’accordo, naturalmente.
    Le difficoltà che la poesia trova nel transito, nel trasporto, nella transizione – lo so che non sono sinonimi, ma non so quale di queste parole scegliere – da una cultura ad un’altra (uso la parola cultura e non lingua o linguaggio, perché i due concetti sono non-scindibili - non sono legate, ovviamente a contingenze storiche, all’era della comunicazione de massa, eccetera.
    Sono strutturali.
    Ciò che si perde in una traduzione – mi scuso per la mia insistenza su questi concetti che sono stati già infinite volte sviscerati all’osso – in prosa, di prosa, è molto.
    Ciò che si perde in una traduzione in versi, di versi, è SEMPRE troppo.
    Infatti, come si sa, le traduzioni che funzionano meglio sono re-invenzioni poetiche, che non hanno nulla di fedele, ma nelle quali forse resta qualcosa dello spirito che risiede nel testo originale.
    Mi scuso per l’uso della parola “spirito”.
    Esempio classico di ciò è la raccolta di traduzioni di frammenti greci di Quasimodo.
    Possiedo per caso tre diverse versioni delle poesia di Kavafis, non ricordo adesso gli autori e non ho i libri sotto-mano.
    Beh, sono diversissime tra loro e tu ti chiedi se quella che magari ti piace di più non sia per caso quella meno fedele, più andante, quella che si è posta meno problemi.
    Non è che mi interessi il problema del successo e della diffusione tra le masse della poesia e delle sue difficoltà.
    Della diffusione della poesia, così come di quella della lettura, eccetera, non mi importa nulla.
    È un problema personale: non riesco quasi mai a leggere poesie tradotte e non capisco quelli che pur non sapendo una parola di tedesco, per dire, stanno lì a dirti ah Holderlin, ah Rilke, ah Novalis, tipo.
    Che poi non basta saperla così così, una lingua, per leggerne la poesia.
    Bisogna saperla bene.
    Tutta via poi Brodskij di piace molto e pure Alcmane e tanti altri.
    Ma so che quello che mi piace non è quello che hanno scritto.
    Noto infine, Emma, che il “dominio della comunicazione” tra gli umani è sempre esistito.
    Per sempre intendo sempre, cioè almeno dai tempi degli australipitecini.

  21. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 14:20 | Permalink

    al posto di “australipitecini” leggi “australopitecini”.
    mi piace la parola “australopitecino”.
    è paccuta.

  22. effeffe
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 14:26 | Permalink

    Discreta infilata di interrogativi senza fondamento, da parte di Effeffe.
    La poesia è intraducibile.

    Uè , me le dirais moi just pour polemiser cum ti ke si l’est vrais kel ke tu diz dis moi purkua le monde inter feria lecture de Dantes - ke nun l’est mismo de lu montecrstu- ou de les grek antik, der tragik, e ke l’europe cum ti compris amette los franzoses comme le beaudelaire, ou Rambò- ke nun est le mismo de Stallone- et la bibla, ecrite par dieu, DEUS, et traducida en todas langues et palabras, ka pure los infideles traduziron, et alors le cantique de quantiques - ke nun est le mismo de Planck- seria na prosa, puèsia ou ? Intraducibile è solo l’esperienza- il dolore, la gioia, avete mai tramesso un mal di denti a qualcuno?- il racconto di esso lo è per definizione, trasmissibile. Per quanto riguarda il fumetto segnalo su sud, la rivista di cui mi occupo insieme a tanti altri, e pubblicato un anno fa su nazione indiana, l’ omaggio di Josè Munoz a Alberto Breccia, per non parlare di Pajak, Altan, Dalisi, Baudoin…che aprono ogni numero. Non mi sembra che la parola amore sia socialdemocratica, e comunque sia la letteratura è un atto d’amore, intimamente necessario, anche se a volte inutile. A chi poi mi parla di “tecnica di scrittura” di “è scritto bene”, dirò , anche scritta male, tradotta malissimo, la letteratura, autentica, passa sempre.
    no no, pasaran vedrai che pasaran…
    ps
    Gli unici intraducibili sono gli Stones ma quelli li balli non li capisci
    ppss
    provo a terminare la trad

  23. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 16:51 | Permalink

    Usando le virgolette ho inteso evidenziare gli eccessi della “comunicazione” e della “lingua” della “comunicazione”. In campo letterario “dominio della comunicazione” significa essenzialmente “lingua unica” dei best-seller.
    E comunque sì, penso che lo “spirito” del tempo abbia importanza (Uso la parola “spirito” volutamente. Non sono affatto “spiritualista”, ma non vedo perché dovrei impedirmi di usare la parola “spirito”…)

  24. effeffe
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 17:06 | Permalink

    seconda parte trad.

    All’ora in cui la potenza luminosa aumenta, sul muro dipinto di chiaro, il movimento di quanti si affaccendano sul riflettere da più parti s’accellera d’improvviso, e nonostante la giornata non sia che alla sua metà, già faceva presente un’assordante, accecante decadenza. Come certe punture bianche che lasciano in superficie agli esseri viventi i segni neri del loro repentino mutamento, ci succedeva di vedere delle macchie sulla superficie delle foglie? La luce convergente in un punto si proiettava sulla retina come se ella vi avesse invalidato i pigmenti , nel viavai del riverbero non v’era nulla di quanto si possa toccare, l’innaffiatura, in ritardo, era stata effettuata per sapere almeno se l’acqua avrebbe potuto modificare le sfumature di colore.
    Quando nell’aria, la sua parte più densa è messa da parte, perchè come un cane troppo lesto si definisce ciò che lo attraversa orizzontalmente un fantasma , e quel che si leva verso l’alto vapore?

    In quanto a cose che non si possono percepire come un tutto niente supera l’odore, e appena comincia a moltiplicarsi si perde fino al tracciato della sua provenienza, come quando si contano gli annodati dei frustini che si involano precipitosamente, e pur arrivando a quest’ora l’odore di thuya o di semplice tronco così atteso non perveniva, sia perchè l’odore in primo piano lo cancellava sia perchè l’integrava completamente , e solo l’odore di caprifoglio che non avrebbe potuto esistere se non ci fosse stato quel patio, appariva forte, in un modo per noi inafferrabile, dritto davanti.

    à suivre

  25. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 17:07 | Permalink

    Un grazie e i miei complimenti.
    A volte vale ancora la pena di fare una scappata in NI :-)
    ottimo post
    bravo raos
    e un grazie e un bravo anche a forlani
    georgia

  26. effeffe
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 17:36 | Permalink

    terza parte

    All’avvicinarsi del crepuscolo finalmente, come per appoggiarsi al vapore spinto dal suolo scaldato l’intero pomeriggio, si vedevano levarsi cose minuscole e diverse di cui non si conosce il nome, tra cui si trovava un pronunciamento come se fosse andato in un qualche dove o fosse stato fino ad allora dimenticato, e di cui non ci si ricordava più se lo si fosse una volta deposto sulle sue labbra: non raggiungeva l’altezza del piano superiore indubbiamente perchè d’un peso più leggero degli altri, ridiscendeva e si riposava sulla superficie dell’aspidistra, aggrappato semplicemente a un asse galleggiando ; in quel momento preciso, per la prima volta ci si rese conto: il pronunciamento non fa nemmeno ombra.

    traduco prononciation che normalmente significa la pronuncia, la pronuncia in una lingua, e l’accento, come avere uno strano accento. pronunciamento è anche la frase. A ciascuno il suo, pronunciamento

  27. gufo
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 18:23 | Permalink

    Secondo me “pronunciamento” non è appropriato.

  28. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 19:04 | Permalink

    ora la frase finale è più chiara di sicuro.
    leggere dante in traduzione si può, certamente.
    che poi SIA dante è un altro paio di maniche.

  29. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 20:15 | Permalink

    Gli artisti non dipingono più, portano oggetti e li mettono in scena. Che cosa fanno, pittura o poesia? Secondo me sono poeti.

  30. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 21:10 | Permalink

    Certo, schemi troppo rigidi e divisioni troppo nette tra le “arti” sono parte di discorsi superati. Delle specificità tuttavia restano.
    E comunque un testo come questo - davvero denso e da rileggere più volte - sembra rimandare anche a discorsi filosofici, di fisiologia, di fisica, di matematica (forse occorre approfondire l’articolo “Couleur” e la questione dei couleurs accidentelles, di cui nulla so).

  31. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 22:33 | Permalink

    Secondo me il plurale di “arte” non esiste. Se lo trovi nel tuo vocabolario coprilo col pennarello nero punta tonda.

  32. emma
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 22:56 | Permalink

    Cominci con un timido “secondo me” e subito dopo mi ordini di usare il “pennarello nero punta tonda”.
    Scusa: perché non un pennarello rosso punta quadra? :-)

  33. Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 23:03 | Permalink

    certo, l’arte.
    il concetto di qualcosa che nessuno sa dire cosa sia e però è lì, che rifulge.
    veramente l’unità delle arti è uno degli obbiettivi del modernismo, dunque una cosa che risale agli anni venti, tipo.
    la Riforma globale.
    la destrutturazione di tutti linguaggi tradizionali in nome di una nuova unità.
    eccetera.
    mai mi ha convinto.
    ma è solo una mia posizione.
    artista e poeta se uno proprio vuole essere impreciso, sono sinonimi.
    si può dire di un film, che è poetico.
    ma anche che è un film d’arte.
    si usa molto anche la parola “lirico”.
    io mi limiterei a chiamare le varie discipline col loro nome e se alcune transitano in altre, che si trovino nuovi nomi.
    dare nomi alle cose è indispensabile, sapete.
    effeffe, perché hai scritto quel tuo commento in un francese che pare quello di totò, quando dice: nu vulevon savuar l’indiriss?
    si capisce nulla, per dire.
    a me il pezzo di questa nippo-francese un po’ mi annoia.
    ma solo un po’.

  34. Perplessa
    Pubblicato 10 Agosto 2005 alle 23:53 | Permalink

    Questo pezzo è di una noia mortale, intollerabile. Sembra uno di quei romanzi francesi di fine anni ‘50 in cui si impiegano 87654 pagine per dire che il gatto è saltato giù dalla sedia.
    Scusate la sincerità.
    Anche io sono rimasta colpita dalle differenti traduzioni di Kavafis: impossibile riconoscere una stessa poesia confrontando le due traduzioni oggi correnti (Pontani e Risi-Dalmati).

  35. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 08:14 | Permalink

    Ma scusa effeffe,
    scrivestu in provenzale o langue d’oc o occitanico?
    Uh come mi piace!
    MarioB.

  36. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 09:38 | Permalink

    Tash, non è che alcune discipline “transitano in altre”, è che sono tutte la stessa cosa attraverso medium diversi. Se tu leggi l’intervista a Igort su http://www.coconinopress.com/mainebase.htm scopri che parla di musica a proposito del montaggio dei suoi racconti disegnati. Per fare un altro esempio, il racconto “Pavana del viale” è appunto una pavana e non lo dico per suggestione.
    Ancora, Mahler trovava una forma musicale al paesaggio e lo ficcava nelle sue sinfonie. Stessa cosa fanno Mozzi - Voltolini in Sotto i cieli d’Italia: cercano forme di racconto per “tradurre” pezzettini di territorio. La madonna del parto di Piero della Francesca è il Teatro della Valdoca. Come ho detto su chi fa installazioni non è diverso - quando le installazioni sono belle - da un poeta. D’altra parte Moresco scrive come se installasse oggetti.

  37. effeffe
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 09:54 | Permalink

    cara Perplessa pur non essendo di quella famiglia lì di scriba, e voglio dire di quel tipo di azione sul reale, come accade per molta della letteratura che mi partecipa, quel testo lì l’accolgo.La noia, come il resto, è solo nelle nostre teste. Per quanto riguarda l’idioletto - maestro Tashtego cerca in Rabelais piuttosto che in Totò le affiliazioni - ringrazio il maestro mariob e lo rinvio a shaker che si può scaricare da internet sul sito di cepollaro.it, ovvero il maestro blasio ( li’ ci sono anche l’inglese, mesa et tant d’autres) Non mi prolungo in promozioni subliminali o gridate - due poeti al prezzo di tre, anche perchè tutto è rigorosamente copy left, aggratis - e a quanti vorrebbero gelarti con affermazioni del tipo ” non capisco” rispondo à la maniere gasconne, “Allez, mon cher, faites un petit effort” o alla Toto’ ” ma mi faccia il piacere”. Per pronunciamento sono d’accordo con Gufo. Oggi direi piuttosto accento. Domani magari pronuncia.

  38. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 10:04 | Permalink

    Sono in disaccordo totale che l’affermazione che le discipline artistiche sia “tutte la stessa cosa”.
    Credere questo è credere, non solo che l’arte sia UNA, ma che gli stessi procedimenti per produrla siano unificabili.
    Invece ciò può essere vero solo in piccolissima parte e in senso molto generale, se non generico.
    Equivale, tipo, alla vecchia teoria farlocca che architettura e musica fossero la stessa cosa: musica pietrificata, architettura sonora.
    Ogni disciplina ha sue intense specificità anche se il formalismo russo, per dire, individua una gamma di procedimenti artistici che possono, a determinate condizioni, essere messi in comune.
    Credere che l’arte sia ovunque una cosa sola – una volta raggiunta come apice! - è idealismo crociano, che mi fa senso.
    Voltolini e Mozzi non l’ho mai letti.
    Forse discutere qui di queste cose è inutile.

  39. emma
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 11:10 | Permalink

    “Gli artisti non dipingono più, portano oggetti e li mettono in scena”.

    Torno sulla questione con una piccola testimonianza, al solo scopo di correggere un’affermazione che pretende la generalizzazione.
    Una settimana fa ero al MOMA, ovviamente da turista, non da esperta d’arte.
    Ebbene, tra le “recenti acquisizioni” si trovano videoarte e installazioni, ma anche quadri e dipinti privi di remore nell’uso dell’“armamentario” tradizionale della pittura.
    Tra le cose per me più interessanti ci sono le opere “pittoriche” di un artista cinese (Fang Lijun), a mio parere capaci di dissacrare e di dire assai di più e più efficacemente delle vicine installazioni o dei filmati in bianco e nero.
    http://www.moma.org/exhibitions/2005/new_work.html

  40. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 11:24 | Permalink

    non solo da qualche anno è tornata la pittura-pittura.
    ma è anche tornata la figura.

  41. effeffe
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 11:58 | Permalink

    http://www.sign69.com/
    http://www.sign69.com/medialounge/space156.html

    è il sito di Philippe Wood, inglese di origine cinese che vive a parigi da un po’ e con cui si interviene spesso insieme in performance. Bisogna cliccare in basso a destra su Spam o a sinistra su Maps per accedere a una demarche che trovo assolutamente d’impatto coi flussi di realtà. The media is the message. Artisti come cartografi.

  42. andrea raos
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 12:32 | Permalink

    emma, bentornata!

  43. emma
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 12:48 | Permalink

    Grazie Andrea :-)

  44. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 13:38 | Permalink

    Ma sì la pittura, ma pensate che sono cose prodotte per il mercato: la pittura la vendi e le installazioni fai fatica, quindi giù con un po’ di pittura, che è tutta porcheria vista e rivista (avete presente chi viene indicato come il più grande pittore vivente: L. Freud. Dico li avete mai visti i suoi orrori racchiusi in cornice? vi sembra il Tiziano del nostro tempo? ma fatemi il piacere, non è certo roba da orgasmi dell’”immaginata”).
    Davvero io trovo le tavole di David B (un piccolo esempio) molto più potenti dei pochi dipinti che girano - che ne so - per le varie manifestazioni internazionali. E pensate che quelle sono narrazioni, quindi guardandole come pittura ne considero una parte limitatissima.
    Ma in un certo senso mi rendo conto che per avere qualità occorre che esista un mercato dell’arte che glorifica scemenze con discorsi apodittici e cialtroneschi da mago televisivo. Il depistamento del grosso del pubblico permette a chi è bravo davvero di lavorare in pace e produrre cose importanti, e a me di goderne. Siete mai stati al festival del teatro di Santarcangelo?, lì ci sono spettacoli da venti-trenta posti: non possono partecipare tutti, bisogna scremare e scremare. L’anno scorso ho visto uno spettacolo tratto dai Canti del caos. Senza l’ostracismo e il silenzio della critica sul lavoro di Moresco quel teatrino sarebbe stato impraticabile per me. Invece, grazie al lavoro di coglionanza dei giornalisti, ero in prima fila a godermi tutto.
    E lo stesso per una mostra di Sfarr a Bologna, potevo praticamente staccare le opere e rigirarle come volevo. In conclusione, bisogna tributare un immenso grazie a tizi tipo L. Freud che, assorbendoli in luoghi appositi, ci tolgono dai piedi gli intellettuali da posa.

  45. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 14:05 | Permalink

    Premetto: sembra che qui abbiate tutti una specie di obbligo morale di nominare Moresco in ogni commento: la cosa fa un effetto strano, come di un gruppo di adepti/apostoli, orfani del loro Riferimento, in attesa del Ritorno.

    La coesistenza di tutto con tutto sta alla base della contemporaneità.
    Pensare, come fa Barbieri qui (chi è David b?), che esista ancora un fronte avanzante dell’arte moderna, che surfa sull’onda del continuo superamento alla ricerca dell’identità novità = qualità, significa riferirsi a qualcosa che non è più, qualcosa che è stato all’epoca della prima e della seconda e della terza modernità, ma che adesso non è più.
    Dire dunque che “la pittura è per il mercato” mentre, che ne so, le mucche a fette di Hirst, non lo sono, è quantomeno approssimativo.
    Tutta l’arte, antica e moderna, ha sempre fatto i conti, spesso duramente, col mercato.
    Il mercato entra addirittura nello statuto dell’arte contemporanea, assieme alla necessità di rendersi visibili, comprabili, commerciabili e assieme alla messa a punto di una strategia personale di auto-promozione e promozione delle opere, eccetera.
    L’arte di oggi si misura anche nella sua capacità di emergere alla superficie caotica dell’iconosfera, per farsi vedere, notare, comprare.
    Dunque, pittura o non pittura, il discorso è lo stesso: non si valuta l’arte, in negativo o in positivo, per la sua capacità o meno di entrare in rapporto col mercato.
    Il rapporto col mercato è la condizione prima della sua esistenza, senza il quale neanche verremmo a conoscenza di questo o quell’artista.

    Aggiungo che adesso si porta molto parlare male di Lucian Freud, artista vecchissimo et figurativo.
    Di Balthus si DOVEVA dire bene a tutti i costi, di Freud no.
    Magari vedere prima una sua mostra non sarebbe male.

  46. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 14:11 | Permalink

    Sta diventando molto meglio adesso di com’era un paio di mesi fa, complimenti
    Temperanza

  47. spike
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 14:12 | Permalink

    certo, se citiamo freud come pittore contemporaneo allora sì, la pittura è solo robaccia per il mercato, ma poi, le installazioni di Koons, le sculture di Hirst, si vendono eccome e a che prezzi! Per A. B., prova a dare un’occhiata a pittori internazionali come Neo Rauch, Magnus Von Plessen, Marlene Dumas, Luc Tuymans, Michael Raedecker,Wilhem Sasnal ….secondo me aggiungono qualcosa alla contemporaneità e non solo alle tasche.

  48. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:19 | Permalink

    Premesso Tash che io parlo di chi cazzo mi pare. In particolare da due-tre anni mi piglia molto il lavoro di quattro persone, Voltolini Moresco Scarpa e Mozzi. Se mi va di parlare di loro ogni giorno ne parlo, sono una persona libera e pensante, a chi non va bene gli piscio sulla tomba. D’accordo?

    Spike, non so, per fare un esempio Marlene Dumas non mi dice molto, mentre godo letteralmente leggendo “Il grande male”. Questione di gusti, certo. Però non solo, si possono fare molti discorsi a partire da certa arte, e possono portare a condividerla. Ti chiedo però un favore, io sono per l’esoterismo, non voglio trovarmi intorno orde di deficienti in posa, di gente che legge i supplementi di Repubblica per intenderci. Voglio stare da solo sul cucuzzolo dell’arte, cioè diciamo con pochissima gente, e niente più. Il popolino degli intellettuali crepi con gli orrori retinici di Balthus e Freud, o con la scrittura del cazzo che gli passano mondadori adelphi einaudi, sì quei libri di merda con la copertina in bianco e nero e il titolo in rilievo. Andatevene, io non compro niente.

  49. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:34 | Permalink

    Aggiungo, sempre a uso di Tash, che quando dico che i quattro scrittori sopra menzionati “mi prendono molto” non parlo solo delle loro opere di “narrativa”. Quello che da loro mi arriva - o credo che mi arrivi - è “pensiero”. Cioè mi accorgo che molto di quello che leggo/vedo lo interpreto non solo sulla base del mio istinto, ma anche usando le loro parole: sono fantastici produttori di scrittura e di pensiero. Quindi mi “servono” anche per leggere altre cose molto diverse dalla loro produzione.
    E se tu Tash non ci arrivi, se non sai chi è David B, se non sai una mazza, sii bello e taci.

  50. effeffe
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:35 | Permalink

    cito:

    “Ti chiedo però un favore, io sono per l’esoterismo, non voglio trovarmi intorno orde di deficienti in posa, di gente che legge i supplementi di Repubblica per intenderci. Voglio stare da solo sul cucuzzolo dell’arte, cioè diciamo con pochissima gente, e niente più. Il popolino degli intellettuali crepi con gli orrori retinici di Balthus e Freud, o con la scrittura del cazzo che gli passano mondadori adelphi einaudi, sì quei libri di merda con la copertina in bianco e nero e il titolo in rilievo. Andatevene, io non compro niente.”

    Cosa succede?
    effeffe

  51. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:46 | Permalink

    Freud non sa che Barbieri esiste, ma Barbieri sa che Freud esiste.
    Calasso non sa che Barbieri esiste, ma Barbieri sa che Calasso esiste,
    quindi Barbieri sa molte più cose di Freud e Calasso

  52. effeffe
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:57 | Permalink

    o Gracia Temperancia
    Thanks
    effeffe
    ps
    ohps

  53. Sborelli
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 15:58 | Permalink

    arap e ppacc e fet ancor

  54. Kitems
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:13 | Permalink

    garson, è partito il cleb dei troller guidato da Rupert Toy Party. abbiamo già molte adesioni. a settembre spacchiamo. qualunque info a puttanedellest@libero.it Gia moltiossime adesioni. nomi come Sborelli Supermerd Aldo Primo e tanti altri ancora… viv le mond!

  55. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:15 | Permalink

    @effeffe

    You are welcome

  56. Rachel
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:20 | Permalink

    Qui pare che qualcuno abbia perduto la testa, non è vero A.B.?
    Punto sul vivo, forse?

  57. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:21 | Permalink

    Scusa Kitems, ma perché non fare un trollblog tutto vostro?
    Come icona ci fate una valigia con le ruote e lo chiamate “Trolley”, poi vi fate sponsorizzare dalla Roncato s.p.a..

  58. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:26 | Permalink

    Rachel, chi ha perso la testa? Ho detto qualcosa che ti rode? In casa hai noir dell’einaudi con i caratteri in rilievo? Hai “Trilogia della città di k” con scritto in copertina “avvincentissima favola noir”. Be’, se è così, cazzi tua.

  59. Rachel
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 16:49 | Permalink

    Sì, come pensavo, hai proprio perso la testa (non te ne rendi conto? Dici di pisciare su tombe, dici cazzi tua..). Non è però un problema, può capitare, magari sarai stato nel traffico oppure tuo figlio insiste nel parlarti di Power Ranger da ore.
    Vedrai che piano piano sbollenti.

    Ciao ragazzo mio.
    R.

  60. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 17:06 | Permalink

    ripeto.
    qualcuno peffavore mi dica chi o cosa è David b.
    il resto non andrebbe commentato.
    e infatti non lo commento.
    mi ributto sul mio pacco di supplementi de repubblica.
    metto mano alla pila di libri con copertina in bianconero e caratteri in rilievo che tengo.
    insomma, beato, grofolo nel mio fango.
    ah, cos’è un trollblog?

  61. emma
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 17:15 | Permalink

    Boh.
    Io ho la “Trilogia della città di K”, e mi piace pure (è oltretutto un caso straordinario di scrittura non in lingua madre).
    Qualche volta leggo i supplementi di Repubblica, mi sento parte della massa (ahimè, anche della massa ebete), so cosa è il festival di Santarcangelo.
    Ah sì, dimenticavo. A volte (ma solo a volte) mi chiedo se è giusto pagare con denaro pubblico il piacere di chi vuol stare da solo sul cucuzzolo dell’arte.

  62. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 17:37 | Permalink

    Perché con denaro pubblico? Visto che pago le tasse fino all’ultimo centesimo mi piacerebbe sapere di più su quest’ultima allarmante domanda.
    E aggiungerei che purtroppo mi pento di aver detto più sopra che NI stava migliorando, i picchi di livore mi sembrano rimasti uguali, peccato, perché il post invece mi era piaciuto.

  63. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 17:59 | Permalink

    Intendiamoci, la Trilogia della città di K è un libro bellissimo, quello che mi faceva pena è l’ultima edizione con quella scritta in copertina che richiama ancora una volta il noir…
    Per il resto mi pago le cose da me, stai tranquilla, il denaro pubblico va a finire quasi sempre nelle iniziative mediocri, quelle dei grandi nomi che richiamano gente così il politico di turno ha il suo tornaconto. Lo Stato spende più in sponsorizzazioni di eventi tipo “Faletti sotto la torre” che in cose di qualità. Aggiusta il tiro la prossima volta, incazzati con chi spende male i tuoi soldi, impara a reclamare come si deve. Poi se vuoi ti porto a vedere Il teatro delle Albe. Ciao.

  64. emma
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:04 | Permalink

    Non mi riferivo a qualcosa di particolare, Temperanza.
    La mia è stata una reazione (eccessiva) alle parole (eccessive) di A.B.

  65. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:10 | Permalink

    Un’altra precisazione per Emma. A me la massa quando non è composta di gente che si crede fica, intellettualmente fica, e se è intelligente, emotivamente sensibile, mi piace da matti. Viva chi ne fa parte! Quello che mi sconforta sono i cialtroni travestiti da intellettuali.

    Per Temperanza.
    Guarda, ho deciso che per tutto agosto sarò cattivissimo, più cattivo di The preacher. Tu se vuoi chiamalo pure livore, non servirà a trasformarlo in livore. E nemmeno a far sembrare un pallido senza nome come te in una persona migliore di qualcun altro. Se ti rode la canna cularia sono cazzi tuoi.

  66. kristian
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:14 | Permalink

    @temperanza: trovo più soddisfacente l’affermazione ‘qundi Barbieri sa cose che Freud e Calasso non hanno bisogno di sapere’ in vece del tuo ‘quindi Barbieri sa molte più cose di Freud e Calasso’

    @tashtego: david b è (anche) un disegnatore di fumetti

  67. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:16 | Permalink

    Dimenticavo. Se qualcuno dice a Tash chi è David B mi incazzo come un cinghiale con prole. Desidero che rimanga nel suo brodo di crassa ignoranza, coi suoi riferimenti culturali stentati, anzi sdentati. Depistatelo, ditegli di googolare Franco B o Alessandra C o Melissa P, tutta roba buona per lui.

  68. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:18 | Permalink

    Kristian, cazzo!, non faccio in tempo a inviare il post che tu già trasgredisci ai comandamenti del Preacher.

  69. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:21 | Permalink

    “stare da solo sul cucuzzolo dell’arte” e per di più con classe.
    mi piace soprattutto quel: “Se ti rode la canna cularia sono cazzi tuoi”.
    quando ci vuole, ci vuole.

  70. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:21 | Permalink

    @barbieri,
    io non mi incazzo mai, fa solo salire la pressione, mi sono placidamente allarmata per la fine dei miei soldi, ma era più che altro un allarme accademico, tanto per sapere.
    Quanto al teatro delle albe lo vedo volentieri, ma solo se mi prometti di non usare più imperativi con me, sono allergica:–)
    @emma
    :–))

  71. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:33 | Permalink

    Vabe’ che Vian sputa invece di pisciare, però vorrei regalare a Rachel il suo famoso romanzo. Voglio fare una colletta, Temperanza e Tash cacciate fuori due euri a testa!

  72. temperanza
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 18:37 | Permalink

    @Kristian
    ogni variante è buona.

    @tashtego
    anch’io avevo apprezzato la canna fumaria di barbieri, creativa, non magari di classe ma abbastanza creativa, trovo. Lui forse vorrebbe che dicessi chi sono, lo farei anche, ma le sue metafore sono così “fisiche” che preferisco uno sganassone virtuale a uno reale.
    Approfitto per dirti che sono d’accordo con quello che dici sul mercato, il mercato “è” ed è sempre entrato nello statuto dell’arte contemporanea, come qualche secolo fa faceva la committenza, mi pare.
    Freud l’ho visto a Londra, anch’io penso che si dovrebbe vederlo tutto prima di parlare, tra l’altro credo che la mostra che c’è adesso a Venezia sia in parte quella londinese di un paio d’anni fa.

  73. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 19:25 | Permalink

    Caro Andrea Bart/itonko
    in qualità di amico,
    in verità ti dico,
    che le hai sparate grosse, troppo grosse,
    tu generalizzi bestialmente, fai di tutta l’erba un fascio: hai presente il fascio?
    Come puoi metter insieme tutta la produzione Mondadori Adelphi etc, centinaia, migliaia di libri, tutti sullo stesso piano?
    Quasi tutta merda fosse?
    Lo sai che esiste la categoria gusto? Straesiste e purtroppo viene affibiata quasi soltanto alla cucina, alla gastronomia, la quale per altro è eccellente arte.
    Oggi le categorie estetiche che comandavano le arti sono andate a farsi friggere, i codici di bellezza esistevano e vengono riesumati per darci un qualche sicurezza; esitono invece gusti, mercati, prodotti e mercati del gusto.
    MarioB.

  74. gufo
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 19:35 | Permalink

    Solo per segnalare una bella mostra di Freud al Correr di Venezia.

  75. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 19:57 | Permalink

    Per quanto riguarda David B.( David Beauchard)
    vedere intervista:
    http://www.ultrazine.org/ultraparole/david_b/intervista.htm

  76. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 20:13 | Permalink

    grazie, grazie.
    quanto a quel libro di Vian, lo do via volentieri, gratis.

  77. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 21:01 | Permalink

    Giusto Tash, approvo il tuo proposito: tu non sei degno di Vian, quindi lo regali. La tua modestia è ottima.
    Mario Bianco non ho capito cosa dici sul gusto. Io credo che su certi prodotti artistici si può parlare molto toccando con semplicità cose profonde e allora quel prodotto vale qualcosa. Poi che ognuno abbia certe preferenze lo do per scontato, ci sono voci che ci prendono più di altre, ma questo non significa che tutto vale. Se fosse così la tv sarebbe l’ottava meraviglia, invece come dice Marx: ogni tv dovrebbe avere due schermi, il secondo per nascondere il primo. O come dice King: non si diventerà mai grandi scrittori se si ama il “capezzolo di vetro” (ossia la tv, traduco ché so che avete il comprendonio scarburato).
    Quanto alla canna cularia e alle bumbe trifuori (leggete tette grosse in evidenza) giustamente notate l’eleganza di questi composti linguistici. Non sono miei, sono tratti dall’ultima fatica di Tiziano Scarpa “Groppi d’amore nella scuraglia”, che Tiz porta in scena qua e là per l’Italia. Io li ho visti qualche giorno fa a Modena.
    State bene tutti, scarburoni.

  78. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 21:05 | Permalink

    Ah, i Groppi li si vede in trenta quaranta persone per volta: non azzardatevi a venire e magari a pestarmi gli angolini dello zainetto. Voi state a casa a guardare la tv.

  79. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 21:20 | Permalink

    per emma
    prima di tutto ne approfitto per ringraziarti per la interessantissima segnalazione di Fang Lijun (anche se non è certo il tipo d arte che io preferisca).
    Poi volevo rispondere alla domanda che ti poni:

    “A volte (ma solo a volte) mi chiedo se è giusto pagare con denaro pubblico il piacere di chi vuol stare da solo sul cucuzzolo dell’arte”

    A parte il fatto che voler stare soli su un cuccuzzolo non è mai una cosa molto carina, nè politica, ma solo caratteriale, io penso che sì, le nuove sperimentazioni vadano pagate con denaro pubblico.
    Ogni pubblica amministrazione dovrebbe riservare una cifra solo a cose che non rendono, questo non toglie che si possano fare altre manifestazioni che rendano … anzi è necessario farle.
    Per avere arte bisogna liberare l’artista dalla schiavitù del mercato questo è indiscutibile, poi il difficile è capire chi è un investimento per il futuro e chi non lo è ed è chiaro che, in un campo misterioso come l’arte, è facile sbagliare, ma il rischio vale la pena di essere corso.
    Un tempo c’era il mecenate che lo faceva oggi lo deve fare lo stato.
    Se fosse esistito sempre, come parametro solo, il mercato è chiaro che oggi non avremmo nulla nè in letteratura nè in arte.
    Se michelangelo avesse dovuto pagarsi da solo le spese per il david oggi non sarebbe davanti al palazzo vecchio ;-),
    Magari sarebbe necessario che gli addetti alla scelta avesero un po’di cultura ecc. infatti non basta scegliere fra amici e portaborse :-), ma se l’organizzatore è competente o anche solo sensibile gli effetti ci sono sempre :-)))))
    Almeno io la penso così
    g.

  80. Rupert Toy Party
    Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 23:00 | Permalink

    Andrea Inglese e veramente un mito anche se purtroppo proviene da un popolo da non stimare. Infatti gli inglesi sono dei bastardoni come quei maledetti americani (distroy united steits!!!). Con Giorgia pure sono daccordo però vorrei dire una cosa. Noi occidentali facciamo la guerra solo per lemare. Quello che ci interessa sono i soldi dei petroldollari e le pietre preziose come spiega lello voce sul suo sito e come anche dice Jovannotti nel suo ultimo lp. Comunque ricordo a tutti che se volete fare parte del sindacato dei troller scrivetemi a puttanedellest@libero.it e ci metteremo daccordo per tutte le iniziative e per fare ottimi attacchi a settembre.

  81. Pubblicato 11 Agosto 2005 alle 23:40 | Permalink

    visto che ripeti anche qui il tuo mesaggio (rupert) è necessario che io sottolinei pure qui che … mi chiamo gEorgia
    e così approfitto per dire che il david davanti a palazzo vecchio è solo una copia (anche quella a spese del comune) e che quello vero (a spese del cumen di allora) è all’accademia ma … tanto questo lo sapevate già tutti, vero?:-))

  82. Sborelli
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 01:30 | Permalink

    giorgia mi dai il telefono?

  83. Sborelli
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 01:31 | Permalink

    infatti a me piace molto la giorgia

  84. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 09:57 | Permalink

    Che barba che noia che barba, anche per vedere Barba si poteva entrare solo in venti, quando cadevano les neiges d’antan, e solo in venti (perché sono gli unici che non sono stati avvertiti) si è a volte anche per vedere delle boiate pazzesche.
    Io non so che artisti conoscete voi, ma c’è il caso che non ve la contino giusta, l’artista nel mercato “crede” e spera!
    Buona giornata a voi, anime belle, più simpatiche, questo è certo, ma un po’ astratte.

  85. Rachel
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 10:07 | Permalink

    Trovo che questo gruppo guidato da Rupert Toy Party abbia (per certi versi) del geniale.

  86. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 10:08 | Permalink

    l’artista nel mercato crede e spera … e ci mancherebbe altro ;-)
    ma molti artisti (non tutti naturalmente) hanno bisogno di un aiuto per entrare nel mercato.
    Il mercato non regala nulla a nessuno (il mercato non ha occhi ne orecchie, il mercato non ha cuore nè sensibilità il mercato non è un essere umano e vive di solo presente) e premia solo chi già ha un mercato ;-).
    L’astratta e anima candida mi sembri tu che credi alle favole del mercato “buono” e mecenete che vede e individua l’arte prima che questa renda in soldoni ;-), questo è il pensiero volgareggiante che passa la tv, ma noi anime belle sappiamo che non è vero ;-)

  87. emma
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 10:44 | Permalink

    Per Georgia

    La segnalazione di Fang Lijun non deriva da una mia particolare conoscenza dell’arte contemporanea (ma questo lo si è capito già).

    Le cose sono andate più o meno così.
    Stavo seguendo, in una grande stanza buia, un filmato in bianco e nero, girato in modo alquanto approssimativo. Il filmato era costituito da un’unica sequenza di pochi minuti ripetuta senza interruzioni, e consisteva in un abbraccio, un lungo abbraccio un po’ scomposto ma del tutto casto tra due individui (maschi) ubriachi. Sì, forse erano due barboni, ma non era poi così certo. Che fossero ubriachi invece sembrava indiscutibile.
    Ho seguito il filmato per tre o quattro volte, e intanto mi chiedevo ciò che immagino si chiedessero le ombre sedute sul pavimento accanto a me:
    1) Che sia perché sono una bestia, una bestia che non capisce niente di arte contemporanea?
    2) Ma non è che mi (ci) si sta prendendo un po’ per i fondelli?…

    All’uscita dalla stanza buia, l’apparizione.
    Quasi un’intera parete ricoperta di musi gialli, come se il giallo di tutte le opere del museo fosse improvvisamente confluito lì. Un’apparizione quasi festosa, a prima vista. Poi lo sguardo si sofferma sui volti, sulle smorfie, sugli occhi fissi verso un punto indefinito. Realismo socialista + pop art + surrealismo + un pizzico di orrore.
    A rovinare la festa contribuiscono anche i materiali. Non è un quadro da mettere in salotto, nemmeno un manifesto. Sono lunghe strisce di carta poste in verticale, l’una accanto all’altra, accostate ma non unite, senza seri tentativi di sutura. E in basso non ci sono sistemi di appoggio, le strisce sono libere di arrotolarsi su se stesse, di fare le “orecchie” come i quaderni dei bambini.
    Insomma, tutto molto precario, fragile, a termine, si direbbe alla mercé di qualsiasi “attacco”.

    All’ingresso negli USA mi hanno fatto la foto, mi hanno preso le impronte digitali, hanno voluto che mi togliessi le scarpe, hanno aperto la mia valigia, mi hanno chiesto se ero (se sono) una terrorista, se portavo con me dell’esplosivo, se intendevo rapire bambini americani. Si sono dimenticati di chiedermi se avevo in mente di combinare guai sul patrimonio artistico.
    E all’entrata al MoMA non mi hanno ispezionato la borsa, né hanno voluto che la depositassi.
    In effetti sarebbe bastato poco. Non servivano nemmeno le forbici. Sarebbe stato sufficiente allungare una mano. Tirare un po’.

  88. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 10:57 | Permalink

    cara Georgia, io non dico che il mercato è buono, dico che c’è, c’è stato e per qualche mese ancora ci sarà.
    L’”aiuto” di cui tu parli ha senso per i giovani artisti all’inizio della carriera, con le fondazioni che organizzano mostre, gli studi gratis ecc., ma poi, o il mercato ti prende o esci e resti in quel limbo grigio che immalinconisce tanti vecchi artisti che non ce l’hanno fatta.
    Il mercato dell’arte è molto più duro dell’editoria.
    Io non sono un’anima candida, anche se le anime candide mi piacciono e mi sono simpatiche, però ho visitato abbastanza studi di artisti, ho sentito abbastanza discorsi di artisti, ho assistito ad abbastanza discorsi sui mercanti (e un paio ne ho conosciuti) da essermi resa conto che qui ogni tanto si fanno discorsi tanto, ma tanto astratti e velleitari.
    Certo, potrei fare a meno di dirlo, ma penso sempre che più si cnosce la realtà, meglio si opera.
    Vorrei anche aggiungere che qualche vecchio e malinconico artista tagliato fuori fa belle opere, che io personalmente apprezzo.

  89. emma
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 11:32 | Permalink

    Ancora per Georgia

    Intanto c’è da dire che “stare da soli sul cucuzzolo dell’arte” è espressione (immagino volutamente provocatoria) di Andrea Barbieri, non mia.
    Poi – lo ripeto – non mi riferivo a qualcosa di specifico.
    Per il resto: sì, credo che il “pubblico” (lo stato, i comuni) possa e debba agire per sostenere l’arte (le arti), anche quella(e) meno popolare(i), anche quella(e) più ostica(ostiche).
    Il problema è il come.
    Senza dubbio si fanno anche cose buone, ma troppe iniziative sembrano connotate dal segno dell’appartenenza/della non appartenenza, dalla contiguità con quel partito o quell’assessore, dal clientelismo, dal solito familismo.

  90. effeffe
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 11:37 | Permalink

    La questione del mercato mi sembra una questione chiave - in che modo possa aprire la porta del testo postato da Andrea me lo chiedo, ma è un’altra questione. Invitato al marchè de la poesie di Parigi qualche anno fa feci una provocazione “gentile”. Riprendendo uno scambio tra uno dei maggiori poeti del nostro secolo, Auden, ed un suo facoltoso amico, alla domanda di quest’ultimo : “Dimmi amico, ma perchè non c’è denaro nella poesia? ( no money in poetry) questi rispose… e a quel punto chiedevo alla gente (in fondo eravamo ad un mercato, anche se della poesia) e la gente più o meno divertita rispondeva, mille cose, ma non quella data dal poeta. Voi che cosa avreste risposto?

    A chi mi chiede vivi della tua scrittura, rispondo ” magari ci potessi almeno morire!!”
    Un fotografo professional, che vive della sua fotografia, facendosi battesimi e matrimoni, perchè dovrebbe essere più fotografo di un mio amico che fa foto straordinarie, Roger Salloch (su Sud ce ne sono diverse)ma che non ci vive? E Mimmo Jodice, grandissimo fotografo napoletano, quando c offre gratuitamente una sua immagine è meno mimmo jodice?

    I surrealisti avevano trovato un sistema impeccabile. Sposare donne (o uomini facoltosi) oppure organizzare eventi popolati di belle presenze mascule o fimine, per attirare annoiati ed annoiate ricchi e ricche cui far pagare il conto delle celebrazioni, in cambio della bella compagnia. Marchè conclu?

    Poi ci sono amici carissimi che se la passano bene e che amano distribuire quel benessere ad amici carissimi che se la passano per niente bene. E se fosse un’idea di lotta di classe? Insomma sempre di distribuzione di ricchezze si tratta.

    Comunque gli attacchi all’arte contemporanea, non le critiche, ma veri e propri attacchi, in Francia ed ora anche in Italia vengono dall’estrema destra. Vedi alleanza nazionale sulle installazioni di piazza plebiscito a napoli, o altri casi simili.

    Insomma poveri ma belli a me piace. In fondo anche Jarry ci aveva debiti astronomici. O forse come direbbe il Cepollaro,” le puet l’est raggiunat aujourd’hui?”

  91. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 11:56 | Permalink

    L’ultima volta che mi sono trovato nel posto sbagliato al momento sbagliato ero al festival del cinema di Venezia e proiettavano il “thriller psicologico” The manchurian candidate. Dopo tre quarti di film me ne sono andato. Erano i giorni della strage di Beslan, c’erano foto di violenze inaudite su tutti i giornali. Ho visto quella violenza crassa sullo schermo e mi sono detto che volevo tornare in albergo a leggere gli Hopefulmonster “la favola dell’arte” che avevo comprato alla Biennale. Nessun danno per gli organizzatori, sotto il tendone c’erano ancora 2999 persone… Erano solo un po’ stupiti che qualcuno desiderasse uscire prima. Mi hanno chiesto il motivo e io con garbo gli ho spiegato che erano dei deficienti, che meritavano di trovarsi a Beslan con una canna di mitragliatore in bocca seduti sull’esplosivo con la spoletta legata all’alluce.
    Ma appunto ero nel posto sbagliato non perché mi fossi fatto depistare dai giornalisti culturali, ma perché il biglietto valeva per due spettacoli e il film precedente, un film indipendente francese, Re e regine, era bellissimo. Per dire la verità, il palatim si era riempito solo per il secondo spettacolo.

    http://hopefulmonster.net/prodotti.php?idcat=44

  92. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:01 | Permalink

    @Effeffe
    La poesia non rende perché non si appende?
    La poesia non rende perché si vende in troppi esemplari per un verso e troppo pochi per l’altro?
    La poesia non rende perché la parola ha perso il suo statuto?

    Cos’ha risposto Auden?

    Ho visto qualche giorno fa la trasmissione di Philippe Daverio su Petrarca, con il terzo fratello Bellocchio e altri due, e giustamente ricordava uno di loro che ai tempi di Petrarca il libro era centrale, essere poeta voleva dire avere un grande ruolo sociale (anche come oggetto non era banale, Petrarca ne possedeva 40, adesso per dire di avere una biblioteca ce ne vogliono almeno 4000)

    Forse la perdita dell’aura di cui parlava B. non era rivolta al futuro, ma al passato, al destino già compiuto del libro.

    In ogni caso se parliamo più o meno ingenuamente di mercato una ragione c’è, e sul ruolo pubblico nel sostegno all’arte (alle arti), pur non essendo contraria, sono molto ma molto diffidente, perché, chi seleziona il selezionatore che selezionerà l’artista?

  93. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:19 | Permalink

    Precisazione per Effe Effe.
    Il mio comportamento non è assimilabile alla destra che attacca l’arte contemporanea, piazza del Plebiscito ecc ecc, semplicemente perché io non attacco l’arte contemporanea. Quello che faccio è indicare che cosa è arte contemporanea per me, ma pensando anche di poter condividere le mie motivazioni con altri.
    Il mio non è nemmeno un attacco alla critica, nel senso che secondo me la critica esiste. Per esempio nella narrativa disegnata Edo Chieregato è un ottimo critico (immagino che nessuno di voi lo conosca…). Per la pittura a volte Beatrice scrive discreti saggi ecc. Insomma ci sono persone di valore in giro. Certo che se fossi abituato a servirmi dei supplementi culturali dei giornali, lì ne troverei una microparte o nessuno. Sarei spacciato.
    Se poi non riesco a condividere niente con nessuno perché le persone sono pigre, assuefatte, depotenziate, chiuse non è un mio problema. Della qualità che c’è in giro ne approfitto, agli altri la tv…

  94. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:27 | Permalink

    E’ un curioso sistema di giudizio quello di pensare che se nessuno o pochi conoscono qualcuno o qualcosa quella cosa è automaticamente buona e
    se invece la conoscono in molti fa schifo.
    E disprezzare quelli che non conoscono la persona o la cosa poco conosciuta che poi vogliamo che resti sconosciuta mi pare un atteggiamento a dir poco tortuoso.
    Facci conoscere queste sconosciute persone di valore, Barbieri, magari fai un piacere anche a loro.

  95. effeffe
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:40 | Permalink

    Carissimo Andrea condivido in Temperanza ogni cosa. Piuttosto che parlare di Tizio e Caio varrebbe la pena postare testi e discutere a partire da quelli. Io del resto sto preparando in formato accessibile una serie di testi sulla contemporaneità già pubblicati su Sud e di prossima pubblicazione, di autori noti ed altri ignoti, (Torga, Luis de Miranda, Jean Claude Michea, Massimo Rizzante, Petr Kral, Jean Philippe Domecq e tanti altri.) su cose certamente condivisibili. Si tratta di piccoli testi, ma molto, molto grandi: Qui non è questione di essere d’accordo o no, ma di capire, innanzitutto. Però non mi hai detto che cosa Auden avrebbe risposto all’amico.
    ps
    il testo che seguirà per esempio à suivre

  96. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:44 | Permalink

    @Effeffe
    Cos’abbia risposto non lo so, la mia proposta un po’ più sopra era “la poesia non vende perché non si appende”, ma spero che Auden abbia fatto di meglio;–)

  97. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:46 | Permalink

    Io avrei detto che è “automaticamente buona”, dove lo leggi scusa? Non farmi dire cose che pensi solo tu.
    Quanto a far conoscere questo e quello, dopo due anni di presentazioni di libri nella mia città, a mie spese, e senza mai avere un “forno” (= 0 pubblico) mi sono stufato.
    Arrangiatevi con google, non sono la balia di nessuno.

  98. temperanza
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:52 | Permalink

    Ammazza, che caratterino!

  99. effeffe
    Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 12:53 | Permalink

    Petr Kral in Sud n°2
    traduzione dal francese di Paola de Luca

    In un mattino d’estate, nel chiarore semplice d’un quartiere che sembra campagna lontano dal viale, D., ancora tutta insonnolita, è spuntata all’improvviso davanti alla villetta più donna che mai, come fresca del sonno che l’avvolgeva. Fragile ma anche ammorbidita, il piede nudo posato sul selciato con sicurezza da sonnambula, mette l’ultimo tocco di calma sul suolo paesano dalle pietre appena polverose, e nel contatto si rassoda la sua stessa carne, come uno scambio di scintilla fredda. Se è vero che il suolo, contro la pianta del piede, affila anche la lama d’un coltello fresco, il corpo appena nascosto da una camicia da notte mantiene intatta la purezza d’una promessa nuova, senza età, protetta anche se precaria.

    Poi, sulla soglia dei sotterranei, vicino alla biglietteria della metro, il giovane viso distratto all’improvviso dalla pianta che sta studiando, bucando la penombra con uno sguardo nero e vivo, dal fulgore profondo, è quello d’una H. di colpo ringiovanita, rinata nel corpo della propria figlia, di cui porta anche il cappotto blu scuro, col cappuccio. Di nuovo, grazie a questo solo sguardo, la giornata si dilata a perdita d’occhio in uno spazio chiaro e aperto, ravvivato al fondo della sua trasparenza dalla lenta salita di carne in nuce verso la presenza.

    Una terza apparizione sorge infine al pomeriggio, sulla sponda del ponte del Carrousel, mentre il nostro bus, lasciate le alte facciate del Louvre, lo traversa verso la Rive gauche: tranquillamente seduta sul parapetto di pietra, verso la metà del ponte, là dove questo, rotto in due parti, si erge ad angolo ottuso prima di ridiscendere, una giovane donna espone alla brezza una grazia disinvolta da diva del cinema italiano, e insieme il fascino di una comune studentessa. I gesti ampi che rivolge a un compagno restato saggiamente in piedi, al suo fianco, esalano una libertà così evidente da prendere il senso d’un messaggio, risaltano come segni netti sullo sfondo del vecchio palazzo

    per chiamare ancora da lontano, contro quell’abbozzo grigio, intimamente tremolante, con i dettagli eloquenti d’una mano dispiegata nel guanto come una stella nera, (del movimento brusco d’una scarpa puntata in aria) che segue la gamba, sobria nel suo pantalone.
    Il passato in cui prende radice la giovane donna, tutta la memoria nascosta del suo essere e i suoi minuti inquietanti segreti sembrano ritirarsi, contano poco rispetto all’insuperabile slancio che l’espone ora davanti alla luce già attutita, la tiene brevemente fuori dalle pene, dai passi e dalle prove che ebbe e che avrà da affrontare,

    e tu sai allora più che mai che se si scrive è per quest’unica fortuna: investire tutta la propria vita nell’arco d’un istante –

    come la speranza d’aprire la porta del presente, con un colpo secco, verso l’intimità sconosciuta d’un paesaggio di donna, verso quel riparo senza recinto e quei lampi freschi sugli innumerevoli luoghi d’incendio,
    è la sola ragione della nostra ostinazione a vivere.

    (Poi, il crepuscolo già ricopre la pietra intenerita dall’ultimo lucore, il pensiero va improvviso alla foto attaccata dietro il bar, alle spalle del locandiere catalano – e in cui lui, da dietro la propria schiena, punta lo sguardo fisso in una faccia pallida, ancora selvatica e d’una ventina d’anni più giovane. Tra l’uomo vivo e la sua immagine di un tempo, è vero, lo sguardo può solo scivolare indefinitamente, senza impigliarsi in nulla; eppure questo stesso andirivieni basta a dare la certezza che qualche cosa, tra passato e presente, ebbe luogo da qualche parte nel mondo)

  100. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 13:03 | Permalink

    There’s no money in poetry, but then there’s no poetry in money, either.
    Robert Graves, 1962 interview on BBC-TV, based on a very similar statement he overheard around 1955

  101. Pubblicato 12 Agosto 2005 alle 13:22 | Permalink

    Anche Osvaldo scrive pezzi critici non male.
    Ma voi disgraziati manco sapete di chi sto parlando, vero?

    Osvaldo messo da parte, ma solo per un momento, voglio dire due o tre cose su arte e mercato.
    Primo.
    A Piazza del Plebiscito ci arriva solo chi è stato GIÀ, da molto tempo, selezionato dal mercato, dai critici, e dalle grandi istituzioni mondiali del settore, tipo MOMA, le Fondazioni Ludwig e Guggenheim, La Tate, Saatchi, eccetera.
    Secondo.
    Il mercato dunque non agisce da solo, ma è parte di un SISTEMA Di DEFINIZIONE DEI VALORI e dei disvalori, che funziona come un setaccio a maglie strette, perché alla fine il mercato dell’arte non funziona, come pure si è pensato di farlo funzionare, con molti prodotti di media qualità a costo medio, ma solo su valori alti (o presunti, o imposti come tali) a costo alti o altissimi.
    Terzo.
    L’arte non ha più il compito di restituirci, da sola immagini della realtà e delle sovra realtà, com’era un tempo.
    Questo compito se lo assumono