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	<title>eric houser &#8211; NAZIONE INDIANA</title>
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		<title>Tre romanette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[andrea inglese]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Sep 2007 08:43:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[territorio]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Inglese]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
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					<description><![CDATA[di Éric Houser Traduzione di Andrea Inglese villa d’Este funerale rintocco tre toni vasca di sotto . poso sull’acqua piedi nudi .. immaginando la mano sinistra che solleva lentamente una gonna fluida e nera … (l’acqua chiama acqua) * Sta Ma del Pop martirio di S. Pietro : «ghigliottina» . i miei piedi anneriti nel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2007/09/dscf1871.JPG" title="dscf1871.JPG"><img src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2007/09/dscf1871.thumbnail.JPG" alt="dscf1871.JPG" /></a><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2007/09/dscf1852.JPG" title="dscf1852.JPG"><img src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/2007/09/dscf1852.thumbnail.JPG" alt="dscf1852.JPG" /> </a></p>
<p>di <strong>Éric Houser</strong></p>
<p>Traduzione di <strong>Andrea Inglese</strong></p>
<p><em>villa d’Este</em></p>
<p>funerale<br />
rintocco tre toni<br />
vasca di sotto</p>
<p>.<br />
poso sull’acqua<br />
piedi nudi</p>
<p>..<br />
immaginando<br />
la mano sinistra<br />
che solleva lentamente<br />
una gonna fluida<br />
e nera</p>
<p>…<br />
(l’acqua chiama<br />
acqua)<br />
<span id="more-4512"></span><br />
*</p>
<p><em>Sta Ma del Pop</em></p>
<p>martirio<br />
di S. Pietro :<br />
«ghigliottina»</p>
<p>.<br />
i miei piedi anneriti<br />
nel dipinto</p>
<p>..<br />
disfare<br />
o tendere<br />
tutti i legami<br />
carezzare dolcemente<br />
la nascita di Venere</p>
<p>…<br />
(nero chiama<br />
nero)</p>
<p>*</p>
<p><em>Da Medici </em></p>
<p>infuso<br />
di papavero<br />
mi garba</p>
<p>.<br />
tornati dal ghetto<br />
a piedi</p>
<p>..<br />
immagino le mie mani<br />
votive<br />
a M. a A. a L.<br />
fresa y<br />
chocolate</p>
<p>…<br />
(fuoco chiama<br />
fuoco)</p>
<p>//<br />
L&#8217;autore sarà ospite oggi alle 17.45 a Roma di <em>Venti nuovi</em>, nell&#8217;ambito di <strong>Roma poesia 2007</strong>. Leggerà con un altro poeta francese, Christoph Marchand-Kiss, presentato da Michele Zaffarano.//</p>
<p><em>(Foto: Houser alla prese con Villa Lobos)</em></p>
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		<title>Ma nuit chez Mauche (paillasse)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Raos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2006 04:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[diari]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[jérôme mauche]]></category>
		<category><![CDATA[narrativa]]></category>
		<category><![CDATA[paillasse]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
		<category><![CDATA[racconto]]></category>
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					<description><![CDATA[à M-H W di Éric Houser juin 2006 Cette nuit je dors chez Mauche. Passée la grille ascenseuriale, un bref pallier conduit à une porte d&#8217;entrée incurvée, évocatrice de Borromini un peu. Atrium. Cubiculum. Tablinum. À main gauche dans le vestibule, une cuisine d&#8217;un jaune tirant sur l&#8217;orange, orpiment peut-être, est un espace aux agréables [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div align="right"><a title="JM2.jpg" class="imagelink" href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/JM2.jpg"><img align="left" alt="JM2.jpg" id="image2253" title="JM2.jpg" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/JM2.thumbnail.jpg" /></a>à M-H W</div>
<p>di <strong><a href="https://www.nazioneindiana.com/index.php?s=houser">Éric Houser</a><br />
</strong></p>
<p><em>juin 2006<br />
</em></p>
<p>Cette nuit je dors chez <a href="https://www.nazioneindiana.com/2006/05/08/da-triaca-del-discount/">Mauche</a>. Passée la grille ascenseuriale, un bref pallier conduit à une porte d&#8217;entrée incurvée, évocatrice de Borromini un peu.<em> Atrium. Cubiculum. Tablinum</em>.<span id="more-2215"></span></p>
<p>À main gauche dans le vestibule, une cuisine d&#8217;un jaune tirant sur l&#8217;orange, orpiment peut-être, est un espace aux agréables proportions, dépourvu de toute superfluité. La paillasse, dont la pente simple permet un écoulement sans heurt, de l&#8217;eau chue d&#8217;assez haut d&#8217;un flexible vertical, est le clou de la pièce. Dans un coin, ne se poussant pas du col, elle est comme qui dirait posée. À l&#8217;égal de la boîte de sardines du petit Lacan, hein, cette paillasse, tu la vois parce que tu la regardes; ben elle, elle a pas besoin de te voir pour te regarder.<br />
Une nuit contient non pas toutes les nuits, mais d&#8217;autres nuits. Celles auxquelles je pense, par paillasse interposée, remontent à trente ans en arrière. C&#8217;est à Lyon, quartier d&#8217;Ainay, rue Vaubecour. Dorment ici trois générations de Lyonnais, dont la soierie fit la gloire et fut la perte.<br />
Ici deux images. Premièrement d&#8217;un tas de glaise, de moyenne taille, en permanence humecté, humectage garanti par un sac en plastique recouvrant lui-même enduit de poussière. Deuxièmement d&#8217;une grosse théière ventrue en argent ciselé, qui découvrait des cadavres de sachets de thé, racornis, recouverts d&#8217;un duvet gris qui les faisait prendre d&#8217;abord pour des souriceaux morts.<br />
La douairière se piquait de sculpture, elle avait posée pour l&#8217;une des cariatides de l&#8217;opéra de la ville, ainsi que, en majesté, pour une fontaine proche de son domicile. Logeait aussi une vieille fille, sa fille, tante de mon ami. Le voussoiement était de règle.<br />
Nous faisions notre droit, c&#8217;est-à-dire quasiment rien du tout. Nous passions le plus clair de notre temps à piquer des fous rires de jeunes filles vierges (ce que nous étions, bel et bien), à écrire, à dessiner, à écouter des disques sur une sorte d&#8217;électrophone Teppaz à vapeur dont il fallait de temps à autre renouveler le saphir ou le diamant, je ne sais plus.<br />
Nous ne pouvions pas dépenser l&#8217;argent que nous n&#8217;avions pas, seulement rêver à ce que permettrait celui que nous ne manquerions pas d&#8217;avoir, un jour. Il finirait bien par couler, un jour. Cela d&#8217;ailleurs n&#8217;était pas dit, même pas pensé, tant cette question, que feras-tu plus tard, nous paraissait indigne d&#8217;être posée.<br />
Je m&#8217;adonnais seul et sans passion, à cette époque, au crime d&#8217;Onan, comme aimait à appeler la masturbation, avec une réjouissante et définitive emphase, mon ami de Lyon. Je me demandais bien comment il pouvait, lui, écouler son sperme.<br />
La femme, à cette époque, était bien le cadet de mes soucis. C&#8217;était mon erreur, et celle de mon ami, que de l&#8217;imaginer plutôt que de la voir, la réelle, et de l&#8217;approcher. La fac offrait pourtant quelques spécimens. Il y avait une demoiselle Proust, dont la vêture (juxtaposition jean / vison), associée au nom bien sûr, me semblait le summum de l&#8217;élégance.<br />
Mon ami fréquentait assidûment ce qu&#8217;il appelait le rallyedanse, expression mystérieuse pour moi de savoir que d&#8217;automobiles, dans ces événements mondains, il n&#8217;y en avait pas. Son espoir avoué était d&#8217;y rencontrer celle qui.<br />
Vicariante était La musique, que nous écoutions dans le noir, sous nos draps (à mon ami un vrai lit, à moi une toute petite banquette). D&#8217;ineptes concertos pour violon surtout, remplis de notes suraiguës et de glissandi qui m&#8217;auraient, dans un autre contexte, fait me boucher les oreilles.<br />
Les dîners précédant ces moments musicaux, pris avec la douairière et sa fille dans une minuscule salle à manger-alcôve, pièce sinistre et sans fenêtre, étaient des morceaux d&#8217;anthologie. Je ne parle pas du contenu de ce que nous mangions, mais de celui des<br />
conversations. D&#8217;une effarante bêtise, confinant d&#8217;ailleurs à une trouble beauté. Tout à fait le genre Guermantes, la méchanceté en moins, mais le provincialisme en plus. De vin, pas question, alors que j&#8217;aurais bien aimé me piquer la ruche, au moins pour passer le temps. Je rongeais mon frein. Le moment suivant le repas était consacré à la vaisselle (revoilà la paillasse), activité à laquelle avec ardeur je prêtais mon concours, car elle signait la fin de l&#8217;épreuve.</p>
<p>Chez les parents de mon ami, qu&#8217;une irrésistible déchéance financière avait conduits dans un pavillon préfabriqué à Vaulx en Velin, situation de laquelle ils se sortaient cependant la tête haute, grâce à leur constance dans l&#8217;exercice des vertus négatives chrétiennes, il y eut également de ces nuits. Lors de l&#8217;une d&#8217;elles, mon ami me vomit dessus (je reposais sur un matelas mousse, en contrebas de son propre lit). Ce qui me réveilla en sursaut et ne fit qu&#8217;attiser une haine sous-jacente, pour lui et tout ce qu&#8217;il représentait. Je n&#8217;étais ni entendu ni compris.</p>
<p>Ce fut le début de la fin. Je commençai à haïr franchement, en bloc, le violon, l&#8217;opéra italien, la peinture de Raoul Dufy, Ionesco, Bresson, le christianisme, la famille, le droit, la magistrature et <em>tutti quanti</em>.<br />
Quant à JM, homme d&#8217;aucun groupe ou de tous, qu&#8217;ennuie quelque bêtise que ce soit (sans qu&#8217;il le déclare ; ce serait contradiction) : aucun rapport bien sûr avec tout ça. Sauf celui d&#8217;avoir, sans le savoir, permis avec sa paillasse que lève ce souvenir d&#8217;une vie antérieure. Ma nuit dans ses murs fut absolument paisible, et sans rêve.<em> Ridi Pagliaccio!</em></p>
<p>[nella foto (ingrandibile), Jérôme Mauche visto da Éric Houser.]</p>
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		<title>«Ceci n&#8217;est pas une traduction» (1)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Raos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2006 04:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carte]]></category>
		<category><![CDATA[diari]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Suchère]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[jack spicer]]></category>
		<category><![CDATA[jacques derrida]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Quintane]]></category>
		<category><![CDATA[paul gochet]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
		<category><![CDATA[traduzione]]></category>
		<category><![CDATA[willard van orman quine]]></category>
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					<description><![CDATA[di Éric Houser Chaque nouvelle traduction (d&#8217;ampleur) amène à se reposer, en grandes largeurs, la question de la traduction. Pourquoi ? Parce qu&#8217;il est bien évident qu&#8217;une telle question dépasse de loin le problème technique de la traduction en particulier, de tel texte A de langue A&#8217; (langue-source) en tel texte B de langue B&#8217; [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a title="quine2.jpg" class="imagelink" href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/quine2.jpg"><img align="left" title="quine2.jpg" alt="quine2.jpg" id="image2170" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/quine2.thumbnail.jpg" /></a>di <strong>Éric Houser</strong></p>
<p>Chaque nouvelle traduction (d&#8217;ampleur) amène à se reposer, en grandes largeurs, la question de la traduction. Pourquoi ? Parce qu&#8217;il est bien évident qu&#8217;une telle question dépasse de loin le problème technique de la traduction en particulier, de tel texte A de langue A&#8217; (langue-source) en tel texte B de langue B&#8217; (langue-cible). Problème technique au demeurant passionnant, qui n&#8217;a pas fini de faire écrire. Des tombereaux de thèses sur le sujet, chaque époque produisant sa propre axiomatique. C&#8217;est qu&#8217;on touche, là, à quelque chose de tellement vertigineux&#8230; <span id="more-2136"></span>Inutile de faire un dessin. La thèse dite de «l&#8217;indétermination de la traduction», développée par Willard Van Orman Quine (2), tombe à pic pour étayer une intuition simple, à savoir qu&#8217;il y a peu de sens à dire que ceci est une bonne et ceci une mauvaise traduction. Que dit cette thèse ? <em>«Des manuels pour traduire une langue dans une autre peuvent être élaborés selon des principes divergents, tous compatibles avec la totalité des dispositions à parler et cependant incompatibles entre eux. Dans un nombre incalculables d&#8217;endroits, ces manuels divergeront. Les traductions qu&#8217;ils donneront respectivement d&#8217;une phrase d&#8217;une langue seront des phrases de l&#8217;autre langue ne se trouvant les unes envers les autres en aucune sorte de relation d&#8217;équivalence plausible, pour lâche qu&#8217;elle soit. Bien entendu, plus ferme est le lien qui unit directement une phrase à sa stimulation non verbale, moins radicalement ses diverses traductions pourront-elles diverger de manuel à manuel.»</em> La réception de la thèse a été (demeure) problématique. Tant dans le champ proprement philosophique que dans celui de la littérature, la traduction-en-littérature pouvant être considérée comme une région de la traduction-tout-court, comme l&#8217;ontique est une région de l&#8217;ontologie. Problématique, peut-être déjà en raison des aléas de la réception de la philosophie analytique (pour dire très vite, sans rentrer dans le détail), dont elle émane. Réception dont on sait qu&#8217;elle est, sur le continent, affectée d&#8217;un indice de soupçon qu&#8217;il est encore difficile (mais non impossible ; certains, dont Jacques Bouveresse en France notamment, s&#8217;y emploient depuis fort longtemps) de ne pas confondre avec un simple préjugé idéologique. Au niveau lexical, Quine avait, déjà avant l&#8217;exposé de sa thèse, formulé nettement quelque chose qui va dans le même sens. Je cite Paul Gochet : «Quine imagine un lexicographe au travail dans un pays lointain, aux prises avec les données de son informateur et essayant, à l&#8217;aide d&#8217;hypothèses, d&#8217;établir des corrélations sémantiques entre les deux idiomes. &#8220;Le lexique achevé, écrit Quine, est un cas de <em>ex pede Herculem</em>. Mais il y a une différence. En reconstituant Hercule par projection à partir de son pied, nous risquons de commettre des erreurs, mais nous pouvons au moins nous consoler en pensant qu&#8217;il y avait tout de même quelque chose à propos de quoi nous pouvons être dans l&#8217;erreur. Dans le cas du lexique, en l&#8217;absence d&#8217;une définition de la synonymie, nous ne pouvons même pas poser la question ; il n&#8217;existe rien à propos de quoi le lexicographe puisse être dans le vrai ou dans l&#8217;erreur&#8221;.» (<em>Meaning in linguistics</em>, dans <em>From a logical point of view</em>, Harper Torchbooks 1953). Certes, il en va différemment en présence d&#8217;une définition de la synonymie (autrement dit, en présence d&#8217;hypothèses analytiques, corrige le commentateur), mais cette nuance posée la signification ne peut plus être isolée de ces hypothèses, exactement «comme une lettre de son enveloppe» (Gochet). Autrement dit, il existe des significations, mais elles ne sont pas en soi. À l&#8217;opposé, complètement, d&#8217;une proposition de Jacques Derrida (dans <em>L&#8217;écriture et la différence</em>, donc à une époque proche de la publication des thèses de Quine, sept années plus tard pour être précis) selon laquelle «il n&#8217;y a de traduction que si un code permanent permet de substituer ou de transformer les signifiants en gardant le même signifié». À tout le moins (bénéfice secondaire), les idées du philosophe américain offrent un solide rempart à la fois contre la croyance au mythe de la traduction définitive, unique (inique), et contre un juridisme ou exclusivisme de la propriété (ceci, tel domaine de traduction &#8211; les américains, les russes&#8230; &#8211; est ma propriété, ma chasse gardée). Ce qui n&#8217;empêche bien évidemment pas de préférer, pour son usage personnel, telle ou telle traduction à telle ou telle autre. Pour la récente traduction des 12 livres de Jack Spicer (3), évoquée ici même tout récemment, je ne puis que recommander de s&#8217;y plonger corps et âme. D&#8217;abord parce que c&#8217;est la première traduction intégrale de cet écrivain. Ensuite parce que le parti pris d&#8217;Éric Suchère est d&#8217;une grande cohérence et que son travail a l&#8217;insigne mérite de ressembler à une traduction (Quine : «plus la traduction sera littérale, plus elle semblera être littéralement une traduction»), c&#8217;est-à-dire, veuillez m&#8217;excuser, de nous aider à ne pas prendre des vessies pour des lanternes. Enfin (corrélat du point précédent), parce qu&#8217;il nous incite, nous invite fermement veux-je dire, à la lecture en V.O. et&#8230; à la traduction. Une pièce, de poids, à verser au dossier.</p>
<p>(1) Ce texte constitue une version remaniée d&#8217;une chronique à paraître en septembre 2006 dans la revue <em>Action poétique</em></p>
<p>(2) W.V.O. Quine, <em>Le mot et la chose</em>, Flammarion 1978, traduction par Joseph Dopp et Paul Gochet de <em>Word and object</em>, The Mit Press 1960 : probablement, soit dit en passant, un des grands livres de la philosophie américaine du siècle XXème. Pour une présentation condensée, voir <em>La poursuite de la vérité</em>, Seuil 1993, traduction par Maurice Clavelin de <em>Pursuit of truth</em>, Harvard University Press 1990. Pour une vue d&#8217;ensemble de la philosophie de Quine, y inclus un chapitre sur l&#8217;indétermination de la traduction, voir <em>Quine en perspective &#8211; essai de philosophie comparée</em>, par Paul Gochet, Flammarion 1978</p>
<p>(3) <em>C&#8217;est mon vocabulaire qui m&#8217;a fait ça &#8211; les livres de Jack Spicer</em>, traduction d&#8217;Éric Suchère, préface de Nathalie Quintane, Le bleu du ciel, Bordeaux, 2006</p>
<p>[Foto dell&#8217;Autore.]</p>
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		<title>déversement subreptice d&#8217;un tomberau</title>
		<link>https://www.nazioneindiana.com/2006/03/30/deversement-subreptice-dun-tomberau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Raos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2006 06:02:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[diari]]></category>
		<category><![CDATA[bruno bressolin]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
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					<description><![CDATA[di Éric Houser [il poeta Éric Houser (leggibile qui e qui) mi invia questo testo inedito, parzialmente ispirato a questa immagine di Bruno Bressolin apparsa su Nazione Indiana e ai recenti eventi parigini. Date alcune sue caratteristiche grafiche, lo pubblico in formato pdf. Ringrazio l&#8217;Autore per la gentile concessione. a.r.] déversement subreptice d&#8217;un tomberau (pdf)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>di <strong>Éric Houser</strong></p>
<p>[il poeta Éric Houser (leggibile <a href="https://www.nazioneindiana.com/2005/06/15/il-coltello/">qui</a> e <a href="https://www.nazioneindiana.com/2006/01/25/io-non-sono-io-ti/">qui</a>) mi invia questo testo inedito, parzialmente ispirato a <a href="https://www.nazioneindiana.com/2006/03/20/allons-enfants-bruno-bressolin/">questa immagine</a> di Bruno Bressolin apparsa su Nazione Indiana e ai recenti eventi parigini. Date alcune sue caratteristiche grafiche, lo pubblico in formato pdf. Ringrazio l&#8217;Autore per la gentile concessione. a.r.]</p>
<p><a href="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/d--versement.pdf">déversement subreptice d&#8217;un tomberau (pdf) </a></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>io non sono io ti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Raos]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2006 09:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Raos]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
		<category><![CDATA[Søren Kierkegaard]]></category>
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					<description><![CDATA[di Éric Houser traduzione di Andrea Raos Come l&#8217;uccello spicca ansioso il volo all&#8217;avvicinarsi della tempesta, così io ho detto: &#8220;Non ho la fede&#8221;. Søren Kierkegaard, Til Selvprövelse Samtiden anbefalet, 1851 io non sono innamorato di te io ti un intervallo di terza una terza minore è scritto ne prendo nota è scritto era scritto [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>di<strong> Éric Houser</strong></p>
<p>traduzione di <strong>Andrea Raos</strong></p>
<p><img loading="lazy" src="https://www.nazioneindiana.com/wp-content/gonzalestorres.JPEG" width="331" height="216" alt="" title="" /></p>
<p><em>Come l&#8217;uccello spicca ansioso il volo all&#8217;avvicinarsi della tempesta, così io ho detto: &#8220;Non ho la fede&#8221;.</em><br />
Søren Kierkegaard, <em>Til Selvprövelse Samtiden anbefalet</em>, 1851</p>
<p>io non sono innamorato di te io ti<br />
un intervallo di terza una terza minore<br />
è scritto ne prendo nota è scritto<br />
era scritto decifrare come posso<br />
male le parole sulle tue labbra rapide preciso in un sussurro<br />
quando me le sussurri all&#8217;orecchio<br />
quando mi leggi mi sussurri io ti<br />
io non ti desidero te tu mi<br />
tu mi manchi quando sei assente tu<br />
è assente è così banale<br />
<span id="more-1655"></span><br />
*</p>
<p>io non so no io non so<br />
cos&#8217;è accaduto cosa accade si dice tutto<br />
accade ma questo non fa un tutto<br />
accade ma io non faccio la partenza<br />
grido prima coniugazione: tu<br />
amare della prima coniugazione così vorrei cancellarlo<br />
comme ogni copula soprattutto essere<br />
essere non ha senso<br />
e la grammatica mentre sono solo<br />
un essere non c&#8217;è mi manca</p>
<p>*</p>
<p>non sei tu non ancora più tu di già<br />
tu non mi manchi I miss U<br />
cerco la terza immagine<br />
ma non avendo la fede non la troverò<br />
è un peccato<br />
ci sono sempre due volti almeno<br />
cause U like me so much &#038; I like U<br />
I really do &#038; love was such an easy game to play<br />
uneasy non desidera tutto tu<br />
delle parti desidero no non tutto</p>
<p>*</p>
<p>in quell&#8217;anno ha installato superficie linea volume punti<br />
linea indeterminata di una voce<br />
quando dici sì io piango papaveri<br />
position of an undetermined line<br />
la bibliotecaria porta un tubino<br />
nero ha i capelli lunghi ne fa<br />
fotocopie position of four right angles<br />
una timbratura rovesciata ci si telefona<br />
ci si telefona ti mando una mail tu mi ri-<br />
possibility of undeterminacy</p>
<p>*</p>
<p>imbuco cartoline inviti a mostre lembi<br />
di voce linea indeterminata superficie volume punti<br />
te li porto via perché tu li porti via<br />
sì portali via lasciali qui<br />
un tatuaggio tipo yakuza<br />
copre la schiena nuda le spalle quadrate right angled<br />
circola nel rumore delle pagine sfogliate<br />
non mi fa alcun effetto ma: lei è qui<br />
distribuzione aleatoria di punti<br />
lui sostiene di rifiutare qualunque emozione personale</p>
<p>*</p>
<p>blow up ciascuno è il proprio corpo<br />
e una parte del corpo dell&#8217;altro<br />
in un solo corpo trasme- trasfo- trasfi-<br />
il tuo più grande il mio più piccolo<br />
ma a forma di carpa sul punto<br />
mi sembra di inghiottire il più grande<br />
dove sei ora nella notte del telefono<br />
da un lato il suo corpo proprio il suo corpo era diviso<br />
dall&#8217;altro la sua voce but it fades fades &#038; fades<br />
ritaglia uno spezzone di tempo</p>
<p>*</p>
<p>ho ricevuto ordine di non muovere il cuore<br />
il mio cuore è un organo erettile<br />
è diventare un soggetto non potersi trattenere<br />
la qual cosa si può solo constatare<br />
dell&#8217;essere che rende folle<br />
che mi terrorizza il cuore<br />
io ti scrivo: riconoscere in te<br />
una parte di me dell&#8217;infans portato in carrozzina<br />
nel parco dell&#8217;ospedale così mi è stato detto<br />
io non è che proprio ci fossi</p>
<p>*</p>
<p>è come una battuta che non si è capita<br />
una caramella che si rigira in bocca<br />
per tentare di estrarne il sapore<br />
touching feeling io io mi prendo d&#8217;affetto per te e seguo<br />
nei miei pensieri la loro linea di infans l&#8217;amore è lì?<br />
dice l&#8217;amore è un autista<br />
scarse speranze che io possa<br />
mai pronunciare noi non siamo fratelli amanti<br />
tantomeno il tuo volto è un&#8217;astrazione un segno<br />
neon plastica same player shoots again</p>
<p>*</p>
<p>dopotutto lui come un altro<br />
e tutti i vicoletti strani<br />
e le case rosa e blu e gialle<br />
e i cactus di Gibraltar quando ero ragazza<br />
nessun segno di appartenenza né proprietà né possesso<br />
nessun modo di ammorbidire questa unità mi interessa<br />
la sensazione della nostra poli- poten-<br />
districare le presunzioni dietro all&#8217;attivo e al passivo<br />
e non scegliere tra l&#8217;implosione e l&#8217;esplosione<br />
continuare a parlare leggero senza scegliere essere obbligato</p>
<p>*</p>
<p>una voce non si assimila si incorpora<br />
tua non si incorpora me mi assenta<br />
da lì il mio cuore batteva alla follia<br />
e ho detto sì lo voglio sì</p>
<p>***</p>
<p>Éric Houser, <em>je ne suis pas je t&#8217;</em>, Montrouge, rup &#038; rud, 2004.<br />
Dello stesso autore, sempre su Nazione Indiana, <em>vd</em>. anche &#8220;<a href="https://www.nazioneindiana.com/2005/06/15/il-coltello/">(il coltello)</a>&#8220;.</p>
<p>Immagine: Felix Gonzalez-Torres, <em>Untitled (right billboard)</em>, 1991-93</p>
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		<title>(il coltello)</title>
		<link>https://www.nazioneindiana.com/2005/06/15/il-coltello/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Raos]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2005 09:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[dispatrio]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Raos]]></category>
		<category><![CDATA[eric houser]]></category>
		<category><![CDATA[poesia]]></category>
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					<description><![CDATA[di Éric Houser traduzione di Andrea Raos 1. g. in tondo / l&#8217;unica via d&#8217;uscita t. la solitudine / si r. dalla sua stanza si r. dalla società / si s. come un uomo di frontiere ogni racconto crea un po&#8217; di effrazione / per il semplice sopravvenire dell&#8217;evento r. nella sua stanza / il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>di Éric Houser </p>
<p>traduzione di Andrea Raos</p>
<p>1.</p>
<p>g. in tondo / l&#8217;unica via d&#8217;uscita<br />
t. la solitudine / si r. dalla sua stanza<br />
si r. dalla società / si s. come un uomo di frontiere<br />
ogni racconto crea un po&#8217; di effrazione / per il semplice sopravvenire dell&#8217;evento<br />
r. nella sua stanza / il cielo di un nero spesso<br />
a. la natura / le sensazioni interne ed esterne<br />
collimate esatte le une con le altre<br />
le palpebre / dolcissime al tocco<br />
per non ferire la pupilla / l&#8217;unica via d&#8217;uscita<br />
<span id="more-1212"></span><br />
2.</p>
<p>ancota una tazza di tè bollente / p. b. nell&#8217;oro<br />
s. le palpebre / spalmate di miele<br />
ogni racconto / f. l&#8217;esperienza di una gioia sull&#8217;orlo della paura<br />
per il semplice sopravvenire dell&#8217;effrazione / crea un po&#8217; di evento<br />
una linea fine fine / intorno ad ogni cosa<br />
s. / si a. in un fossato<br />
qualche giorno prima della fine / era forse giugno<br />
si r. dalla società / più scopertamente ma in segreto</p>
<p>3.</p>
<p>t. la solitudine / eppure una fisionomia<br />
non mi è sconosciuta<br />
ognuna di queste mattine / la cui singolarità si dissolve<br />
ogni pagina scintilla / della ripetizione del cerimoniale<br />
il sole un coltellino / conserva la polpa delle pere<br />
bene in fondo / dolce dolce<br />
dorate dorate / lo si può forse fare facilmente<br />
si r. dalla sua stanza / i rettangoli di burro fonderebbero<br />
ma sono forse troppo vecchio per imbarcarmi / su un qualche guscio di noce</p>
<p>4.</p>
<p>il gas acceso / bruire leggero di rumore<br />
il negativo si lascia inquadrare / la recitazione l&#8217;impregnazione l&#8217;eliminazione<br />
si trova infine a portata / netto e severo<br />
l&#8217;immagine confusa lo schermo oscuratosi / la voce come la pioggia o il lampo<br />
dopo lattiginoso / dopo acceca<br />
il tetro appartamento al primo piano / traversato da cima a fondo<br />
da pensieri nuovi<br />
il fruscìo delle onde / o parlano tra loro<br />
montando e ricadendo / il freddo divenuto più freddo</p>
<p>5.</p>
<p>era forse / esiste forse<br />
una parola che spiamo verso il soffitto / questi minuti disastrosamente vuoti<br />
da calpestare / r. nella sua stanza<br />
e. del piatto il coperchio pesante / il riflesso montava e ricadeva dal muro<br />
le strofe e le cadenze altrui / intriso incompiuto e spalmato male<br />
come pesci gettati sul tavolo / bastano a far sorgere una polarità<br />
un vento aspro soffia intorno al banco / zôé kinouméné<br />
un vuoto / no un bianco</p>
<p>6.</p>
<p>per le loro cause stesse / le cose si dissolvono<br />
erano le dieci / faceva bel tempo<br />
bambini giocavano / la testa sulla tovaglia<br />
ci addormentavamo / le cose che erano plurime<br />
formano una coordinazione unica / si richiusero<br />
una formidabile collera / come un turbine<br />
mi salì inspiegabilmente alla testa / l&#8217;incomprensione e l&#8217;ambiguità<br />
pietra di paragone / della cosa compiuta</p>
<p>7.</p>
<p>ma mi ostinavo a restarmene lì / i piedi fragili<br />
non mi sarei scontrato con l&#8217;apparizione / di un volto impreciso<br />
con attenzioni ipocrite / il salto non è così duro<br />
dal m. e. al n. e. / si s. come un uomo di frontiere<br />
lanterne colorate / ghirlande di rami verdi<br />
te ne mancano ancora / ma le vacanze di Natale arriveranno prima o poi<br />
a che vale l&#8217;idea dialettica / i suoi crimini di polvere d&#8217;oro<br />
non si lasciano governare / basterebbe conservare in comunicazione gli opposti</p>
<p>8.</p>
<p>tra breve tutto buio nel sonno / p. a un tepore avvolgente<br />
scivola lungo le lenzuola / la terra gira sempre<br />
tutto riscalda / ogni racconto crea un po&#8217; di effrazione<br />
grondando poi fermandosi / il più disponibile<br />
per fare esistere / un fondale che vada bene sia<br />
per un episodio comico che per una scena di lutto<br />
sempre più calda quando si smaschera / senza parole<br />
continua a grondare gronda ancora / si arresta ogni notte<br />
per stanchezza grande / di pensare in questo modo</p>
<p>*<br />
Éric Houser, <i>(le couteau)</i>, Marseille, contrat maint, 2005 [contratmaint@wanadoo.fr]<br />
*<br />
E.H. è nato nel 1956.<br />
Tra i suoi libri :<br />
<i>Sortes scories</i>, Éditions de l&#8217;Attente, Collection Week-end, 2000, <i>patch! (edutec)</i>, in <i>Autres Territoires</i>, Biennale en Val-de-Marne, Farrago, 2003, <i>somatic limit</i>, Little Single &#8211; Éric Suchère, 2003, <i>je ne suis pas je t&#8217;</i>, rup &#038; rud &#8211; Sébastien Smirou, 2004.</p>
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