Di Gilles Deleuze/ V.O. (version originale)

14 novembre 2005
Pubblicato da

Questo testo di Gilles Deleuze è stato pubblicato come supplemento al n°24, mai 1977, della rivista Minuit, e distribuito gratuitamente . Ve lo propongo, nella sua totalità in lingua francese. A questo post ne seguiranno un paio con delle traduzioni in italiano. E’ un testo importante. I Nouveaux Philosophes sono, tanto per intenderci , quelli che intervengono una volta al mese su Repubblica per spiegare le ragioni dell’intervento americano in Iraq, la necessità di bombardare Belgrado, usare o no il preservativo quando piove, ecc. insomma Biasceelle B.H. Lévy e André Glucksmann. Questo testo di Gilles Deleuze si impone secondo me come un testo chiave per un’interpretazione del lavoro intellettuale oggi (a trent’anni di distanza). Se Nazione Indiana avesse un programma di azione questo ne farebbe parte sicuramente. Almeno per qualcuno di noi (giusto per non dire sempre, secondo me). Ma per fortuna Nazione Indiana non programma.

Origine :
http://www.generation-online.org/p/fpdeleuze9.htm
link utili
http://www.webdeleuze.com/

Contre le nouveaux philosophes

Intervista a Gilles Deleuze

– Che ne pensi dei nouveaux philosophes » ?

Niente. / Rien

Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis…, moi, en tant que soldat du Christ…, moi, de la génération perdue…, nous, en tant que nous avons fait mai 68…, en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants… »).

Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. On essaie de former des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. Et on essaie de dégager des fonctions créatrices qui ne passeraient plus par la fonction-auteur (en musique, en peinture, en audio-visuel, en cinéma, même en philosophie). Ce retour massif à un auteur ou à un sujet vide très vaniteux, et à des concepts sommaires stéréotypés, représente une force de réaction fâcheuse. C’est conforme à la réforme Haby : un sérieux allègement du « programme » de la philosophie.

– Dis-tu cela parce que B.-H. Lévy vous attaque violemment, Guattari et toi, dans son livre Barbarie à visage humain ?

Non, non, non. Il dit qu’il y a un lien profond entre L’Anti-Oedipe et « l’apologie du pourri sur fumier de décadence » (c’est comme cela qu’il parle), un lien profond entre L’Anti-Oedipe et les drogués. Au moins, ça fera rire les drogués. Il dit aussi que le Cerfi est raciste : là, c’est ignoble.

Il y a longtemps que je souhaitais parler des nouveaux philosophes, mais je ne voyais pas comment. Ils auraient dit tout de suite : voyez comme il est jaloux de notre succès. Eux, c’est leur métier d’attaquer, de répondre, de répondre aux réponses. Moi, je ne peux le faire qu’une fois. Je ne répondrai pas une autre fois. Ce qui a changé la situation pour moi, c’est le livre d’Aubral et de Delcourt, Contre la nouvelle philosophie. Aubral et Delcourt essaient vraiment d’analyser cette pensée, et ils arrivent à des résultats très comiques. Ils ont fait un beau livre tonique, ils ont été les premiers à protester. Ils ont même affronté les nouveaux philosophes à la télé, dans l’émission « Apostrophes ». Alors, pour parler comme l’ennemi, un Dieu m’a dit qu’il fallait que je suive Aubral et Delcourt, que j’aie ce courage lucide et pessimiste.

– Si c’est une pensée nulle, comment expliquer qu’elle semble avoir tant de succès, qu’elle s’étende et reçoive des ralliements comme celui de Sollers ?

Il y a plusieurs problèmes très différents. D’abord, en France on a longtemps vécu sur un certain mode littéraire des « écoles ». Et c’est déjà terrible, une école : il y a toujours un pape, des manifestes, des déclarations du type « je suis l’avant-garde », (les excommunications, des tribunaux, des retournements politiques, etc. En principe général, on a d’autant plus raison qu’on a passé sa vie à se tromper, puisqu’on peut toujours dire « je suis passé par là ». C’est pourquoi les staliniens sont les seuls à pouvoir donner des leçons d’antistalinisme. Mais enfin, quelle que soit la misère des écoles, on ne peut pas dire que les nouveaux philosophes soient une école. Ils ont une nouveauté réelle, ils ont introduit en France le marketing littéraire ou philosophique, au lieu de faire une école. Le marketing a ses principes particuliers :
1. il faut qu’on parle d’un livre et qu’on en fasse parler, plus que le livre lui-même ne parle ou n’a à dire. A la limite, il faut que la multitude des articles de journaux, d’interviews, de colloques, d’émissions radio ou télé remplacent le livre, qui pourrait très bien` ne pas exister du tout.
C’est pour cela que le travail auquel se donnent les nouveaux philosophes est moins au niveau des livres qu’ils font que des articles à obtenir, des journaux et émissions à occuper, des interviews à placer, d’un dossier à faire, d’un numéro de Playboy. Il y a là toute une activité qui, à cette échelle et à ce degré d’organisation, semblait exclue de la philosophie, ou exclure la philosophie.

2. Et puis, du point de vue d’un marketing, il faut que le même livre ou le même produit aient plusieurs versions, pour convenir à tout le monde une version pieuse, une athée, une heideggerienne, une gauchiste, une centriste, même une chiraquienne ou néo-fasciste, une « union de la gauche » nuancée, etc. D’où l’importance d’une distribution des rôles suivant les goûts. Il y a du Dr Mabuse dans Clavel, un Dr Mabuse évangélique, Jambet et Lardreau, c’est Spöri et Pesch, les deux aides à Mabuse (ils veulent « mettre la main au collet » de Nietzsche). Benoist, c’est le coursier, c’est Nestor. Lévy, c’est tantôt l’imprésario, tantôt la script-girl, tantôt le joyeux animateur, tantôt le dise-jockey. Jean Cau trouve tout ça rudement bien ; Fabre-Luce se fait disciple de Glucksmann ; on réédite Benda, pour les vertus du clerc. Quelle étrange constellation.

Sollers avait été le dernier en France à faire encore une école vieille manière, avec papisme, excommunications, tribunaux. Je suppose que, quand il a compris cette nouvelle entreprise, il s’est dit qu’ils avaient raison, qu’il fallait faire alliance, et que ce serait trop bête de manquer ça. Il arrive en retard, mais il a bien vu quelque chose. Car cette histoire de marketing dans le livre de philosophie, c’est réellement nouveau, c’est une idée, il « fallait » l’avoir. Que les nouveaux philosophes restaurent une fonction-auteur vide, et qu’ils procèdent avec des concepts creux, toute cette réaction n’empêche pas un profond modernisme, une analyse très adaptée du paysage et du marché. Du coup, je crois que certains d’entre nous peuvent même éprouver une curiosité bienveillante pour cette opération, d’un point de vue purement naturaliste ou entomologique. Moi, c’est différent, parce que mon point de vue est tératologique : c’est de l’horreur.

– Si c’est une question de marketing, comment expliques-tu qu’il ait fallu les attendre, et que ce soit maintenant que ça risque de réussir ?

Pour plusieurs raisons, qui nous dépassent et les dépassent eux-mêmes. André Scala a analysé récemment un certain renversement dans les rapports journalistes-écrivains, presse-livre. Le journalisme, en liaison avec la radio et la télé, a pris de plus en plus vivement conscience de sa possibilité de créer l’événement (les fuites contrôlées, Watergate, les sondages ?). Et de même qu’il avait moins besoin de se référer à des événements extérieurs, puisqu’il en créait une large part, il avait moins besoin aussi de se rapporter à des analyses extérieures au journalisme, ou à des personnages du type « intellectuel », « écrivain » : le journalisme découvrait en lui-même une pensée autonome et suffisante.

C’est pourquoi, à la limite, un livre vaut moins que l’article de journal qu’on fait sur lui ou l’interview à laquelle il donne lieu. Les intellectuels et les écrivains, même les artistes, sont donc conviés à devenir journalistes s’ils veulent se conformer aux normes. C’est un nouveau type de pensée, la pensée-interview, la pensée-entretien, la pensée-minute. On imagine un livre qui porterait sur un article de journal, et non plus l’inverse.

Les rapports de force ont tout à fait changé, entre journalistes et intellectuels. Tout a commencé avec la télé, et les numéros de dressage que les interviewers ont fait subir aux intellectuels consentants. Le journal n’a plus besoin du livre. je ne dis pas que ce retournement, cette domestication de l’intellectuel, cette journalisation, soit une catastrophe. C’est comme ça : au moment même où l’écriture et la pensée tendaient à abandonner la fonction-auteur, au moment où les créations ne passaient plus par la fonction-auteur, celle-ci se trouvait reprise par la radio et la télé, et par le journalisme. Les journalistes devenaient les nouveaux auteurs, et les écrivains qui souhaitaient encore être des auteurs devaient passer par les journalistes, ou devenir leurs propres journalistes. Une fonction tombée dans un certain discrédit. retrouvait une modernité et un nouveau conformisme, en changeant de lieu et d’objet. C’est cela qui a rendu possible les entreprises de marketing intellectuel. Est-ce qu’il y a d’autres usages actuels d’une télé, d’une radio ou d’un journal ? Évidemment, mais ce n’est plus la question des nouveaux philosophes. Je voudrais en parler tout à l’heure.

Il y a une autre raison. Nous sommes depuis longtemps en période électorale. Or, les élections, ce n’est pas un point local ni un jour à telle date. C’est comme une grille qui affecte actuellement notre manière de comprendre et même de percevoir. On rabat tous les événements, tous les problèmes, sur cette grille déformante. Les conditions particulières des élections aujourd’hui font que le seuil habituel de connerie monte. C’est sur cette grille que les nouveaux philosophes se sont inscrits dès le début. Il importe peu que certains d’entre eux aient été immédiatement contre l’union de la gauche, tandis que d’autres auraient souhaité fournir un brain-trust de plus à Mitterrand.

Une homogénéisation des deux tendances s’est produite, plutôt contre la gauche, mais surtout à partir d’un thème qui était présent déjà dans leurs premiers livres : la haine de 68. C’était à qui cracherait le mieux sur mai 68. C’est en fonction de cette haine qu’ils ont construit leur sujet d’énonciation : « Nous, en tant que nous avons fait mai 68 ( ? ? ), nous pouvons vous dire que c’était bête, et que nous ne le ferons plus. » Une rancoeur de 68, ils n’ont que ça à vendre.
C’est en ce sens que, quelle que soit leur position par rapport aux élections, ils s’inscrivent parfaitement sur la grille électorale. A partir de là, tout y passe, marxisme, maoïsme, socialisme, etc., non pas parce que les luttes réelles auraient fait surgir de nouveaux ennemis, de nouveaux problèmes et de nouveaux moyens, mais parce que LA révolution doit être déclarée impossible, uniformément et de tout temps. C’est pourquoi tous les concepts qui commençaient à fonctionner d’une manière très différenciée (les pouvoirs, les résistances, les désirs, même la « plèbe ») sont à nouveau globalisés, réunis dans la fade unité du pouvoir, de la loi, de l’État, etc. C’est pourquoi aussi le Sujet pensant revient sur la scène, car la seule possibilité de la révolution, pour les nouveaux philosophes, c’est l’acte pur du penseur qui la pense impossible.

Ce qui me dégoûte est très simple : les nouveaux philosophes font une martyrologie, le Goulag et les victimes de l’histoire. Ils vivent de cadavres. Ils ont découvert la fonction-témoin, qui ne fait qu’un avec celle d’auteur ou de penseur (voyez le numéro de Playboy : c’est nous les témoins…). Mais il n’y aurait jamais eu de victimes si celles-ci avaient pensé comme eux, ou parlé comme eux. Il a fallu que les victimes pensent et vivent tout autrement pour donner matière à ceux qui pleurent en leur nom, et qui pensent en leur nom, et donnent des leçons en leur nom. Ceux qui risquent leur vie pensent généralement en termes de vie, et pas de mort, d’amertume et de vanité morbide.
Les résistants sont plutôt de grands vivants. Jamais on n’a mis quelqu’un en prison pour son impuissance et son pessimisme, au contraire. Du point de vue des nouveaux philosophes, les victimes se sont fait avoir, parce qu’elles n’avaient pas encore compris ce que les nouveaux philosophes ont compris. 5i je faisais partie d’une association, je porterais plainte contre les nouveaux philosophes, qui méprisent un peu trop les habitants du Goulag.

– Quand tu dénonces le marketing, est-ce que tu milites pour la conception vieux-livre, ou pour les écoles ancienne manière ?

Non, non, non. Il n’y a aucune nécessité d’un tel choix : ou bien marketing, ou bien vieille manière. Ce choix est faux. Tout ce qui se passe de vivant actuellement échappe à cette alternative. Voyez comme les musiciens travaillent, comme les gens travaillent dans les sciences, comme certains peintres essaient de travailler, comment des géographes organisent leur travail (cf. la revue Hérodote).

Le premier trait, c’est les rencontres. Pas du tout les colloques ni les débats, mais, en travaillant dans un domaine, on rencontre des gens qui travaillent dans un tout autre domaine, comme si la solution venait toujours d’ailleurs. Il ne s’agit pas de comparaisons ou d’analogies intellectuelles, mais d’intersections effectives, de croisements de lignes. Par exemple (cet exemple est important, puisque les nouveaux philosophes parlent beaucoup d’histoire de la philosophie), André Robinet renouvelle aujourd’hui l’histoire de la philosophie, avec des ordinateurs ; il rencontre forcément Xenakis. Que des mathématiciens puissent faire évoluer ou modifier un problème d’une tout autre nature ne signifie pas que le problème reçoit une solution mathématique, mais qu’il comporte une séquence mathématique qui entre en conjugaison avec d’autres séquences. C’est effarant, la manière dont les nouveaux philosophes traitent « la » science.
Rencontrer avec son propre travail le travail des musiciens, des peintres ou des savants est la seule combinaison actuelle qui ne se ramène ni aux vieilles écoles ni à un néo-marketing. Ce sont ces points singuliers qui constituent des foyers de création, des fonctions créatrices indépendantes de la fonction-auteur, détachées de la’ fonction-auteur. Et ça ne vaut pas seulement pour des croisements de domaines différents, c’est chaque domaine, chaque morceau de -domaine, si petit soit-il, qui est déjà fait de tels croisements. Les philosophes doivent venir de n’importe où : non pas au sens où la philosophie dépendrait d’une sagesse populaire un peu partout, mais au sens où chaque rencontre en produit, en même temps qu’elle définit un nouvel usage, une nouvelle position d’agencements – musiciens sauvages et radios pirates.

Eh bien, chaque fois que les fonctions créatrices désertent ainsi la fonction-auteur, on voit celle-ci se réfugier dans un nouveau conformisme de « promotion ». C’est toute une série de batailles plus ou moins visibles : le cinéma, la radio, la télé sont la possibilité de fonctions créatrices qui ont destitué l’Auteur ; mais la fonction-auteur se reconstitue à l’abri des usages conformistes de ces médias. Les grandes sociétés de production se remettent à favoriser un « cinéma d’auteur » ; Jean-Luc Godard trouve alors le moyen de faire passer de la création dans la télé ; mais la puissante organisation de la télé a elle-même ses fonctions-auteur par lesquelles elle empêche la création.

Quand la littérature, la musique, etc., conquièrent de nouveaux domaines de création, la fonction-auteur se reconstitue dans le journalisme, qui va étouffer ses propres fonctions créatrices et celles de la littérature. Nous retombons sur les nouveaux philosophes : ils ont reconstitué une pièce étouffante, asphyxiante, là où un peu d’air passait. C’est la négation de toute politique, et de toute expérimentation. Bref, ce que je leur reproche, c’est de faire un travail de cochon ; et que ce travail s’insère dans un nouveau type de rapport presse-livre parfaitement réactionnaire : nouveau, oui, mais conformiste au plus haut point. Ce ne sont pas les nouveaux philosophes qui importent. Même s’ils s’évanouissent demain, leur entreprise de marketing sera recommencée. Elle représente en effet la soumission de toute pensée aux médias ; du même coup, elle donne à ces médias le minimum de caution et de tranquillité intellectuelles pour étouffer les tentatives de création qui les feraient bouger eux-mêmes. Autant de débats crétins à la télé, autant de petits films narcissiques d’auteur – d’autant moins de création possible dans la télé et ailleurs.

Je voudrais proposer une charte des intellectuels, dans leur situation actuelle par rapport aux médias, compte tenu des nouveaux rapports de force : refuser, faire valoir des exigences, devenir producteurs, au lieu d’être des auteurs qui n’ont plus que l’insolence des domestiques ou les éclats d’un clown de service. Beckett, Godard ont su s’en tirer, et créer de deux manières très différentes : il y a beaucoup de possibilités, dans le cinéma, l’audio-visuel, la musique, les sciences, les livres… Mais les nouveaux philosophes, c’est vraiment l’infection qui s’efforce d’empêcher tout ça. Rien de vivant ne passe par eux, mais ils auront accompli leur fonction s’ils tiennent assez la scène pour mortifier quelque chose.
5 juin 1977.

22 Responses to Di Gilles Deleuze/ V.O. (version originale)

  1. donato il 14 novembre 2005 alle 21:05

    bellissima quest’intervista di Deleuze.

    però, come al solito Deleuze non si accontenta. Attacca i Nouveaux Philosophes non solo per quello che dicono ma anche per il loro rivendicare una posizione d’Autori in un tempo nel quale nessuno si può definire più autore.

    grande

  2. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 08:46

    Traduzione di effeeffe

    Credo che il loro pensiero (dei Nouveaux philosophes) non valga niente. vedo due ragioni possibili a questo non valere nulla. Innanzitutto il loro procedere per grossi concetti, tanto grossi quanto denti cavi. LA legge, IL potere, IL padrone, IL mondo, LA ribellione, LA fede. Possono perfino arrivare a fare dei mix pazzeschi , dei dualismi sommari, la legge e il ribelle, il potere e l’angelo. Allo stesso tempo più il contenuto del pensiero é debole, più il pensiero acquisisce importanza, più il soggetto dell’enunciato si dà delle arie d’importanza rispetto a degli enunciati vuoti (io, in tanto che lucido e coraggioso, vi dico… io come soldato di Cristo… io, della generazione perduta … noi come quelli che hanno fatto il sessantotto … iin tanto che noi non ci lasceremo ingannare dalle apparenze … »).

    Con questi due procedimenti, vanificano il lavoro di tanti. Visto che da un pò di tempo, in ogni campo, la gente svolge un lavoro che eviti questo tipo di pericolo. Si cerca di formare dei concetti dall’articolazione fine, o molto differenziata, per sfuggire alle grosse nozioni dualiste. E si cerca di trarne delle funzioni creatrici che non passerebbero per la funziione autore. (in musica, nella pittura, nel cinema , nell’audiovisivo, e perfino in filosofia) Il ritorno massiccio a un autore o a un soggetto vuoto molto vanitoso, e a dei concetti stereotipati, rappresenta una forza di reazione fastidiosa. Del tutto conforme alla riforma Haby : un serio alleggerimento del “programma” di filosofia.

  3. Giorgio Astroni il 15 novembre 2005 alle 09:38

    dài, ff, continua, bella la tua traduzione, deleuziana, e poi utile per chi non legge il francese – complimenti, davvero

  4. wovoka il 15 novembre 2005 alle 10:02

    > Innanzitutto il loro procedere per grossi concetti, tanto grossi quanto denti cavi.

    eheh, come diceva Jung è la nostra stessa ombra che ci permette di intuire così finemente quella altrui ;-)
    interessantissimo, grazie della traduzione.

  5. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 10:34

    Se è vero che non vale nulla, come spiegarsi il tanto successo che sembra avere, e che si diffonda contando su alleanze come quella di Sollers?

    Ci sono differenti problemi a proposito. Innanzitutto in Francia si è a lungo vissuto in una certa moda letteraria delle “scuole”. Nulla di più terribile di una scuola : c’è sempre un papa, dei manifesti, dichiarazioni del tipo “l’avanguardia sono io”, (le scomuniche, i tribunali, i rivolgimenti politici, ecc.) In principio generale, si ha tanto più ragione nel fatto che si viva una vita commettendo sbagli, dal momento che si può sempre affermare “sono passato anch’io di lì”. Ecco perchè gli stalinisti sono gli unici a poterci fare la loro lezione di antistalinismo . Eppure quale che sia la miseria delle scuole non si può nemmeno dire che quella dei nouveaux philosophes lo sia . Sono una vera novità per aver introdotto in Francia il marketing letterario o filosofico. Il marketing ha le sue regole peculiari:
    1. bisogna che si parli di un libro e che se ne faccia parlare, più di quanto lo stesso libro non parli o dica. Al limite bisogna che la massa di articoli dei giornali, di interviste, di colloqui, di trasmissioni radiofoniche o televisive sostistuisca il libro al punto che questo potrebbe perfino non esistere affatto.
    E’ per questo che il lavoro a cui si dedicano les nouveaux philosophes è meno rivolto al livello dei libri quanto agli articoli da ottenere, ai giornali e trasmissioni da occupare, alle interviste da piazzare, a un dossier da fare, a un numero di Playboy. Insomma tutta un’attività che a quella scala e grado, sembra esclusa dalla filosofia o escludere la filosofia.

    2. E poi. Dal punto di vista del marketing, bisogna che lo steso libro o lo steso prodotto abbiano diverse versioni, per poter convenire a tutti, una versione pia, una atea, una heideggeriana, una di sinistra, una di centro, perfino una chiracchiana o neofascista, una « union de la gauche » sfumata, etc. Da cui l’importanza d’una distribuzione dei ruoli a seconda dei gusti.

  6. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 10:57

    lo steso libro lo steso prodotto, niente male come refuso
    effeffe

  7. magda il 15 novembre 2005 alle 11:03

    effe effe si vuole fottere i libri-prodotto:-)

  8. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 11:22

    Minchia quelle jouissance !!!
    effeffe

  9. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 12:04

    Encore moi, effeffe

    – Se si tratta di marketing, come spiegare il fatto che si sia dovuto aspettare proprio loro, e che solo ora si corre il rischio che la cosa abbia successo?

    Per diverse ragioni che oltrepassano il nostro intendimento e pure il loro. André Scala ha analizzato di recente una certa inversione di ruolo nei rapporti giornalisti-scrittori, stampa-libro. Il giornalismo , in stretto collegamento con la radio e la televisione, ha preso sempre più vivamente coscienza della possibilità di creare l’evento (fughe d’informazioni controllate, Watergate, sondaggi?). E avendo esso stesso meno bisogno di riferirsi ad eventi esterni, poichè la maggior parte era proprio lui a crearli, si ritrovava ad avere meno bisogno di fare riferimento ad analisi esterne al giornalismo, o a personaggi del tipo,” l’intellettuale”, “lo scrittore “: il giornalismo scopriva in se stesso un pensiero autonomo e sufficiente.

    Ecco perchè , al limite, un libro vale meno della recensione sul giornale che se ne fa o dell’intervistà cui darà luogo. Gli intellettuali e gli scrittori, perfino gli artisti, sono dunque invitati a divenire giornalisti, se vogliono conformarsi alle norme. E’ un nuovo tipo di pensiero, il pensiero-intervista (nella forma, come questo, ndt), il presto pronto-pensiero. Fino ad immaginare un libro che tratti di un articolo piuttosto che il contrario.

    I rapporti di forza sono cambiati totalmente, tra giornalisti e intellettuali. Tutto è cominciato con la televisione, e con i numeri di ammaestramento che gli intervistatori hanno fatto subire ad intellettuali consenzienti. Il giornale non ha più bisogno del libro. Non voglio dire che questa inversione, questo addomesticamento dell’intellettuale, la giornalizzazione, sia una catastrofe. E’ così: nel momento stesso in cui la scrittura e il pensiero tendevano ad abbandonare la funzione-autore, proprio quando le creazioni non pasavano più per la funzione-autore, questa si trovava ripescata dalla radio e dalla televisione, e dal giornalismo. i giornalisti diventavano i nuovi autori, e gli scrittori che desideravano essere ancora degli autori dovevano passare attraverso i giornalisti o diventare essi stessi giornalisti. Una funzione caduta in un certo discredito ritrovava una modernità e un nuovo conformismo, cambiando di luogo e d’oggetto. E’ questo che ha reso possibile le imprese di marketing intellettuale.

  10. magda il 15 novembre 2005 alle 12:24

    ff non so, io come alicewanderland, quando ho fatto articoli di tipo giornalistico, ho poi finito sempre per tirare in ballo la filosofia facendo esattamente il contrario di quello che fanno sia i giornalisti che i filosofi, ovvero ogni evento è per me motivo di riflessione autonoma, anche la cronacanera.
    non so se questo ha creato qualche imbarazzo, ma dalle azione di disturbo che ho subito , temo di si.
    Cosa pensi allora di ovviare completamente a questo inconveniente utilizzando la rete come luogo eminentemente democratico avulso da potentati? e poi pero’, chi lo paga uno che sviluppa contenuti e detonazioni gratuitamente? sempre la gloria (quella troia)?
    A noi non ce ne fotte nulla del protopensiero, data la massa di idiozia su cui ci muoviamo. Anzi è proprio questo orizzonte che limita la potenziale apertura.
    Ecco hai toccato un argomento che mi altera parecchio.
    Come è possibile applicare il criterio valoriale del marketing ovviamente limitato all’opportunità, ad un ambito eminentemente afinalizzato e fortemente etico come quello filosofico? è una perversione trascendentale.
    Come risolvere questa antinomia epocale berlusconiana a stelle e strisce?
    Se vendere idee servisse a modificare gli orizzonti etici generali, sarebbe una bellissima prostituzione, ma chi è il contenitore e il contenuto? il significato e il significante?
    mah.

  11. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 12:48

    C’è un’altra ragione. siamo ormai da tempo in periodo elettorale. ora, le elezioni , non significa un punto localizzato, nè un giorno a tale data. E’ come una griglia che tocca attualmente la nostra maniera di comprendere e di sentire. Si abbattono tutti gli eventi, tutti i problemi su questa griglia deformante. Le condizioni particolari delle elezioni ai nostri gorni fanno che si sia alzata la soglia della stronzaggine . E’ su questa griglia che i nouveaux philosophes si sono iscritti dall’inizio. Poco importa che alcuni di essi siano stati contro l’union de la gauche, mentre altri avrebbero preferito fornire un brain-trust di più a Mitterrand.

    Una omogeneizzazione delle due tendenze s’è prodotta, piuttosto contro la sinistra, ma soprattutto a partire da un tema che era già presente nei primi libri: l’odio del 68. Era come una gara a chi sputasse meglio sul maggio 68. E’ in funzione di questo odio che hanno costruto il loro soggetto da enunciato: « Noi in tanto che abbiamo fatto maggio 68 possiamo dirvi quanto fosse scemo, e che non lo faremo più. Un rancore verso il 68, non hanno che questo da vendere.

    E’ in questo senso che, quale che sia la posizione rispetto alle elezioni, si inscrivono perfettamente sulla griglia elettorale. A partire da lì tutto vi passa, marxismo, maoïsmo, socialismo, etc., non perchè le lotte reali avrebbero fatto sorgere dei nuovii nemici, dei nuovi problemi e dei nuovi mezzi, ma perchè LA rivoluzione deve essere dichiarata impossibile uniformemente e d’ogni tempo. ecco perchè tutti i concetti che cominciavano a funzionare in maniere differenziata, (i poteri, le resistenze , i desideri, perfino la plebe) sono di nuovo globalizzati, riuniti nella pallida unità di potere, della legge, dello Stato, ecc. Ecco perchè anche il Soggetto pensante riviene sulla scena, perchè la sola possibilità di rivoluzione , per i nouveaux philosophes, è l’atto puro del pensatore che la pensa impossibile.

  12. wovoka il 15 novembre 2005 alle 13:29

    Affascinante e … chiaro! Non sarà che il Deleuze migliore sia quello vecchio (come, per me, il Rembrandt migliore)?

  13. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 14:40

    Quello che trovo disgustoso è molto semplice: les nouveaux philosophes fanno una martirologia, il Goulag e le vittime della storia. Vivono di cadaveri. Hanno scoperto la funzione-testimone, che fa tutt’uno con quella di autore o di pensatore (si veda il numero di Playboy : i testimoni siamo noi…). Ma non ci sarebbero mai state vittime se le stesse l’avessero pensata allo stesso loro modo, o parlato come loro. Bisognava che le vittime la pensassero e vivessero in tutt’altro modo per offrire materia a quelli che piangono in loro nome, e che pensano in nome loro, e danno lezioni in loro nome..
    Coloro che mettono a rischio la propria vita la pensano generalmente in termini di vita, e non di morte, di amarezza e di vanità morbosa.

    I resistenti sono piuttosto dei goderecci. Non i è mai messo in prigione qualcuno a causa della sua impotenza o pessimismo, tutt’altro. Dal punto di vista dei nouveaux philosophes, le vittime si sono fatte imbrogliare perchè non avevano ancora capito quello che les nouveaux philosophes hanno capito. Se facessi parte di un’associazione farei causa ai nouveaux philosophes, per il troppo disprezzo verso gli abitanti dei Goulag.

    – Quanto denunci il marketing lo fai perchè militi per una concezione del libro e delle scuole alla vecchia maniera ?

    No, no, no. Non esiste da nessuna parte la necessità d’una tale scelta: o marketing o vecchissima maniera. Una tale scelta non è vera. Ciò che succede di vivo attualmente sfugge a una tale alternativa. Osservate come lavorino i musicisti, come lavori la gente nel campo scientifico, come cerchino di lavorare certi pittori , o come i geografi organizzino il loro lavoro ( cf. la revue Hérodote).

    Il primo tratto distintivo sono gli incontri. Per niente attraverso colloqui o dibattiti, ma lavorando in un campo, si incontrano persone che lavorano in tutt’altro campo, come se la soluzione venisse sempre da altrove. Non si tratta di comparare o di analogie intellettuali, ma di vere e proprie intersezioni, d’incrociarsi di linee. Per esempio ( questo esempio è importante visto che i nouveaux philosophes parlano molto di storia della filosofia ), André Robinet rinnova la storia della filosofia, con i computer ; incontrerà per forza Xenakis. Che dei matematici possano far evolvere o modificare un problema di tutt’altra natura non significa che il problema riceverà una soluzione matematica ma che comporta una sequenza matematica che si coniuga con altre sequenze. E’ ignobile il modo in cui les nouveaux philosophes trattano la scienza.

  14. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 14:41

    Quanto marketing quando
    effeffe

  15. magda il 15 novembre 2005 alle 15:14

    ma perchè LA rivoluzione deve essere dichiarata impossibile uniformemente e d’ogni tempo. ecco perchè tutti i concetti che cominciavano a funzionare in maniere differenziata, (i poteri, le resistenze , i desideri, perfino la plebe) sono di nuovo globalizzati, riuniti nella pallida unità di potere, della legge, dello Stato, ecc. Ecco perchè anche il Soggetto pensante riviene sulla scena, perchè la sola possibilità di rivoluzione , per i nouveaux philosophes, è l’atto puro del pensatore che la pensa impossibile:
    posso amarti per procura?

    In quanto ai talenti e alle competenze: certo l’assuefazione ad un campo d’indagine produce impoverimento e mancanza di idee su quell’ambito di appartenenza, per questo è fondamentale mantenere sempre lo sguardo altrove, la dispersione professionale è una grande risorsa ideativa e formativa.
    per dirigere un’azienda io prenderei per esempio un umanista non un ingegnere che non ha per nulla la mente allenata all’OLISMO.

    quello che dici tu ci riconduce a Thomas Khun, all’anomalia e la grande potenza della casualità nelle innovazioni scientifiche.

    l’interconnesione disciplinare è il grande nuovo orizzonte operativo, per tutti.
    dai tieni una conferenza su questo che ti vengo a sentire.
    Titolo: breck even point

    perchè la rivoluzione DEVE essere possibile,(cazzo)!

    lasciamo perdere come i politici utilizzano i contenuti filosofici.

  16. wovoka il 15 novembre 2005 alle 15:33

    Ritengo, Magda, che ff stia continuando la traduzione dell’intervista a Deleuze, quindi non prendertela con lui :-)

  17. magda il 15 novembre 2005 alle 15:38

    Va beh allora riesumiamolo!

  18. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 15:46

    Incontrare col proprio lavoro il lavoro dei musicisti, dei pittori o degli scienziati è la sola combinazione attuale che non si riferisca nè alle vecchie scuole nè a un néo-marketing. Sono tali punti singolari che costituiscono i focolai di creazione, delle funzioni creatrici indipendenti dalla funzione autore, distaccate dalla funzione autore. Il che non vale soltanto per gli incroci di campi differenti, è ogni campo, ogni pezzo di campo, per quanto piccolo esso sia, ad essere fatto di tali incroci.
    I filosofi devono venire da ogni dove: non nel senso che la filosofia dipenderebbe da una saggezza popolare un pò ovunque, ma nel senso per cui ogni incontro ne produce, allo stesso tempo che definisce un nuovo uso, una nuova posizione di connessione – musicisti selvaggi e radio pirata. (nel senso di radio libere, proibite all’epoca in Francia ndt)

    Ebbene ogni volta che le funzioni creatrici disertano in tal modo la funzione- autore, la si vede rifugiarsi in un nuovo conformimo di « promozione ». E’ una serie di battaglie più o meno visibili: il cinema, la radio, l televisione sono la possibilità delle funzioni creatrici che hanno destituito l’ Autore; ma la funzione-autore si ricostituisce al riparo offerto dagli usi conformisti di questi media. Le grandi società di produzione si rimettono a favorire un « cinema d’autore » ; Jean-Luc Godard trova allora il modo di far passare la creazione nella televisione; ma la potente organizzazione della televisione ha essa stesa delle funzioni-autore grazie a cui impedisce la creazione.

    Quando la letteratura, la musica, ecc, conquistano i nuovi campi della creazione, la funzione autor si ricostituisce nel giornalismo che soffocherà le proprie funzioni creatrici e quelle della letteratura.

    E cosi’ ritorniamo ai nouveaux philosophes : hanno ricostituito una stanza soffocante, asfissiante, liddove si respirava un pò d’aria. E’ la negazione di ogni politica e sperimentazione. Insomma, quello che gli rimprovero, è di fare un lavoro meschino; e che un tale lavoro si inserisce in un nuovo tipo di rapporto stampa-libro perfettamente reazionario: nuovo si, ma conformista nel senso più profondo del termine. Anche se sparissero domani, la loro impresa di Marketing sarebbe ricominciata. In effetti rappresenta la sottomissione di tutto il pensiero ai media: allo stesso tempo, offre a questi media il minimo di cauzione e tranquillità intellettuale per soffocare i tentativi di creazione che li farebbero muovere da soli. Tanti dibattiti cretini alla televisione, tanti piccoli film narcisisti d’autore – per quanta meno creazione possibile alla televisione e altrove.

    Vorrei proporre una charte degli intellettuali , nella loro situazione attuale rispetto ai media, tenuto conto dei nuovi rapporti di forza: rifiutare, far valere delle esigenze, divenire produttori, piuttosto che autori che non hanno niente di più dell’insolenza dei domestici o delle esplosioni dei buffoni di corte. Beckett, Godard hanno saputo tirarsene fuori e creare due modi differenti: ci sono molte possibilità , nel cinema, nell’audiovisivo, nella musica, nelle scienze, nei libri… Ma i nouveaux philosophes, sono veramente l’infezione che si sforza di impedire tutto questo. Niente di vivo passa dalle loro parti, ma essi avranno compiuto la loro funzione se conserveranno a sufficienza la scena per mortificare qualcosa.

    5 juin 1977.

  19. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 16:01

    Minchia che culo mi sono fatto!!!
    effeffe
    ps
    Però Gilles Deleuze è proprio grande. Ho appena passato la traduzione fresca fresca e coi vostri commenti ad un architetto venuto nei nostri uffici veramente deleuziano, Italo Rota di cui si scrive su internet :

    “Nei suoi progetti “[…] attinge con forte consapevolezza alla cultura del montaggio […]. Per essere puntuali dovremmo ricordare che per l’arte del montaggio ‘tutti i materiali sono buoni’.[…] è un gioco sottile, apparentemente alchemico, un gioco di accostamenti e di costruzioni paratattiche, che pur mirando ad un’idea di sintesi non mira alla ricomposizione. […] atto continuo di montaggio e di demontaggio, ripresa e immersione archeologica, [da dove] affiorano allusioni, flussi, visioni […]. [Mario Lupano]”.

  20. magda il 15 novembre 2005 alle 16:04

    Ma io allora di chi mi sono innamorata? di Gilles o di Francesco?
    sono un po’ confusa:-)
    o dovrei amare Gilles nel corpo di un Deleuziano?

  21. francesco forlani il 15 novembre 2005 alle 16:13

    ma si …
    effeffe

  22. magda il 15 novembre 2005 alle 16:39

    speriamo non siano troppi

    emmemme



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