Eric Suchère

Résistance

de Philippe Roux

Du mythe positif
Tout d’abord il faut penser qu’il y a une confusion entre le mot de « résistance » et l’acte.
D’où la nécessité de l’analyse du poème Victoire de Pasolini ainsi qu’un de ses rares corollaires cinématographiques : L’armée des ombres de Melville (1).… Leggi il resto »

Les monstres et les couillons – 2

[Articolo originariamente apparso sul sito francese www.sitaudis.fr]

di Nathalie Quintane

Le lecteur aura compris que ce qui se joue derrière la parabole des Monstres et des Couillons, c’est une opposition tranchée (et erronée) entre émotion et pensée. Antoine Emaz place, en épigraphe d’un texte éclairant dans lequel il explique, entre autres, que l’émotion est “motrice du poème et enjeu de sa réception”, cette phrase de Reverdy: “Je ne pense pas, je note.” Je ne vais pas ressusciter Reverdy pour l’informer que noter, c’est penser, mais je peux, en revanche, rappeler à Antoine Emaz qu’il n’y a pas si longtemps vivait un écrivain, dont les initiales sont G et P, qui est à présent publié chez Gallimard dans la collection “L’imaginaire” et donc largement disponible, et que cet écrivain, à l’époque, prit la peine d’écrire quelques textes à ce propos, réunis sous l’intitulé “Penser, classer”.… Leggi il resto »

Les monstres et les couillons – 1

[Articolo originariamente apparso sul sito francese www.sitaudis.fr]

di Nathalie Quintane

Une rumeur tenace, puisque rumeur, laisse entendre qu’il n’y aurait plus depuis longtemps en France de tendances poétiques nettement marquées, que toute trace théorique aurait été perdue corps et bien avec la mise en vente de pavés berlinois et non plus germanopratins, que l’idéologie rampante mais toujours renaissante aurait rendu gorge à l’entrée de Philippe Sollers comme pigiste au Monde des Livres, que poètes et lecteurs baigneraient dans une sorte de liquide post-amniotique où ni styles ni formes ne seraient clairement identifiables, où régneraient la diversité, l’inclassabilité, le multiple, le composite et le varié dans leur lutte victorieuse contre l’esprit de chapelle, l’infâme revue doctrinale, la doxa textuelle et le collectif autoritaire.… Leggi il resto »

Billy The Kid by Jack Spicer (1958)

IV/X
 

What I mean is
I
Will tell you about the pain
It was a long pain
About wide as a curtain
But long
As the great outdoors.
Stig-
        mata
Three bullet holes in the groin
One in the head
                          dancing
Right below the eyebrow
What I mean is I
Will tell you about this
Pain.… Leggi il resto »

Billy The Kid by Jack Spicer (1958)

Ecco dunque la terza poesia di Billy the Kid di Jack SPicer, nella sua versione originale e nella mia traduzione francese. Ogni settimana, continuerò a dare una nuova poesia. Vi propongo un grande contributo di traduzione: tradurre al vostro giro l’integrità di questo libro – che conta cinque pagine – nel massimo di lingue.… Leggi il resto »

Jack Spicer, Billy The Kid (1958)

Billy The Kid (II/X)

II

 

A sprinkling of glod leaf looking like hell flowers

A flat piece of wrapping paper, already wrinkled, but wrinkled again by hand, smoothed into shape by an electric iron

A painting

Which told me about the death of Billy The Kid.… Leggi il resto »

Ad Reinhardt, L’art-en-tant-qu’art

La seule chose à dire sur l’art est que c’est une chose. L’art est l’art-en-tant-qu’art et tout autre chose est tout autre chose. L’art-en-tant-qu’art n’est rien d’autre que de l’art. L’art n’est pas ce qui n’est pas l’art.
Le seul objet de cinquante années d’art abstrait est de présenter l’art-en-tant-qu’art et, comme nulle autre chose, de le faire dans la seule chose qu’elle est seulement, la séparant et la définissant de plus en plus, la rendant plus pure et plus vide, plus absolue et plus exclusive – non objective, non représentationnelle, non figurative, non imagiste, non expressionniste, non subjective.… Leggi il resto »