La parisienne

di
Francesco Forlani
Alors que lo effeffe e pinzava à sta chose que les villes, les ciudades toutes, comme li cristiani, se lèvent et se couchent d’une manière différente, les unes des autres, c’est cela.
Que nun l’est mica vrai que s’est lo istisse arbeggiari du soleil, pour le sud e pello nord, pello est et pour le west, parfois, sine cunsiderari aqui, d’autres variables. Car nu cunto l’est si se trattassi de ciudad piccerella de campagne, lu paisiello quoi et n’artra la Mètropol, c’est cela! Et de même, puri si si limitassi à une seule ciudad, Paris, pour faire l’exemple, toulemòn sapi assez bien que lo primmo matin change de quartiè à quartiè, tout comme li cristiani.
A lo primmo arrò, qui tene lo Louvre, pell’existenza du bureau de la Poste Cintrali, le soleil se léve cum levée du courrier, et alors l’humori dependi daa cartuline, daa lettre qui se l’est recommandée, plaisir nun pode faciri no, hèlas au citoyen, ça alors.
Si parlons par contre de la Place de la Concorde, 8 arrò, située da na parte des Champs–Elysées et da l’artra du jardin des Tuileries, eh bien ça alors, la journée comenza quanno toutes les luz des lampàri qui l’entourent, tout au tour, s’arrêtent à l’entrasatte et làssari faceno au soleil le devoir de luminari les rues street et larges. Et l’est spectacle de ville lumière ‘o vere assaje.
Pour la Bastille, Bastoche quoi, l’aube c’est le café en face à l’obélisque qui paraît nu Meridiani cum l’hora exacte ca ce manque seulement le signal de l’heure exacte, lo cardelino daa Rai. Ce sta kela de la Gare du Nord du 10 arrò que te levi li oci ar celo pour rimirari la façade et l’horloge et manco fa deux pas que tout d’un coup te retrouve en quatre et quatròt à la Gare de l’Est et te confonds de pendulari tra kili qui vont et qui viennent de Londres et Picardie, de Calè et Lillà et los otros de Strasbù et Lorraine. Qui se portent apprès d’eux les nubila, nuages longues doo mare du nord et s’encanala lo rajo de Soleil tout le long le Canal St.Martin, quoi. Ou alors comment diminticari kela qui te sguverna er troto à Montparnàs, qui est à cheval du 6, du 14 et du 15 arrò et paraît nu sibilo, nu fisculo la Tour toute entière, nu missili de vitràl et de fero, que si puri te paraît incomparable kell’ata Eiffel te fait quand même l’aimer, et attendre que tu te ramène de pintura en pintura, de souvenir à souvenir comme les cafés sur le Boulevà, quoi, en compagnie de l’anema des écrivains de Cortazà ou Millè, et l’Ernest ça va sans dire. Faut pas rêver le reste.
Et lo primo matin ar 12 arrò du marché d’Aligre que l’alligrìa se stampa sur la bankarè étalages de fruits et de legumes, sur la circonspection du pikpokè qui contrôle el mouvement de grève générale da sacoche, ça alors, là oui que la esta commenza par de vrè et se reveille pure l’anema du paysan que ce traînons à spass avant et andrè. Peut – être aussi que, ammitten que te l’ere endurmentati à lo cimitièr du Père Lachaise dans le 20 arrò, et que au milieu des tombes de l’un et de l’autre, d’un Raymond Roussel, par exemple et qui te promène et walk jusqu’à Wilde, l’est matinée d’oscar ’o veramente, l’est nu scutuliament, secousse de tripes and stars, là–bas, et pinzann pinzann jusqu’à Menilmontà qui est 19 arrò et à ses collines pudiri faciri el plein de café turque ’n miezz à l’ate.
Que si t’arriza et bandes que si mascule ou si te gratte et prore ò maz, si sì fimina, allo Pigal du 18 arrò s’embosca la galina, et puri si les stripteaseuses se promènent cum vestalia et bigudì bigudà in da la capa, na bota de vie en rose puri se pode aqui, artròv je ne sais pas.
Le réveil intellectuel l’est sûre et certain à la Place de la Sorbonne, pequeña pequeña qui sta in da lo 5 arrò, comme les doigts de la main et sta puissance étudiantine te sbaracia de complexitude surtout quand l’est primavera et les vestes se font alors fine fine et l’esprit de finesse aussi, into the Panthéon de l’art et do metiè.
Ah la-la la place Monge et son marché qui strabuza li oci et les yeux des autres paresse se perdre dans le bailamme genérale des hurlements de killi da fruit et verdures, la criée du poisson ca lu piscispada se mete à tirer de floret avec les passantes. Fimine de toute grâce se transportent el caddie par aqui et par alah que ce sta lu libanais que prepare la piadine du midi cum herbes et tymo serpill olé. Et les arénes, ah çà alors d’une coté et la mosquée de l’autre que le jardin des plantes ne l’est pas loin de là cum scolaresk en file indienne au milieu des potagé. Et dans la selve des régards, la contrescarpe dérriere et son Mouffetà, tu respire la vie dans tous les sens,cinq en exactitude, car il s’agit du 5 arro’
Ah ça alors que moviri et bouger per lo 6 arrò catapère catapère à lo jardin du Luxe and Bourg, jusqu’à la fontaine, plata plata que ’n miezze e fronne d’arbres et le feuillage qui tremula à tout coup de vent, dans lo speculo d’aqua ar bon matin puri li barkete ce stano et les enfants cum les bakets de canne à spingiri et pousser, accà et allà, comme na bataille de Lepanto à priparà.
Si alors lo coeur est tout en âme et foco que nun se vidiri arriver les pompiers manco si la fumée se lève aussitôt mieux vaut alors d’e s’acheminer à la Place des Vosges, que li purtikati et ses formes toutes arrondies entre le trois et le quatre du quartè, ah la–la la la, s’enferma er core à toutes les heures, et le matin aussi. Ce sta na fièvre toute petite et console sta matina participata collective, ou alors en tête–à–tête cull’amata, la lacrima napolitaine, la table ronde fen er battù et lo café serrè, ma mica assaje po’, la sigareta na Gitane, en boca à la Prévert.
Il y a l’aube Glamù l’amour qui merite er salto de l’oie, à la À Venus Montaigne, cum Diòr en terre, l’Ongarò, Chanel et son numéro starlet et la moda qui te menacia, da na parte cum lo lèche–vitrine, d’arta te enchante lo parfum de roses et de fimmine belle assaje, et t’enarca al sol comme si voler putisse, volari oh oh, ’nzieme à li scupettari monnezzari, balayeurs que de premier matino scuràzan per los Champs Elizé et curre en frecia vers le triunf de l’Arc.
Et le réveil aussi des employés de Banque et de Bourse, into the 2 arrondissement, et l’opera Operà, ah les grands Boulevà, et curre curre guagliò, curre curre toulemòn qui parait qui dansent de la boca du metrò jusqu’au burò. Le soleil naissant tu le trouves aussi à la Porte a Paris qui est terre d’orient et d’Italie, 13 arrò qui porte fortuna lo nummero, et treize pè nu loto loto gagnant. Ce sta n’artro quartè pe se réveiller en toute calme et mesura, ma tene lo nummero skaramantique superstitieux et tique que te pasa la poisse et alors de sfika nun se ne parle aqui.
Et putisse fa d’autres exemples de lumina luminà pour chacun des 20 arrondissements, sauf l’un d’arrò, que le nombre innominable  porte poisse, et gratte et gratte pe scaramanzie de seche, quartè après quarté, et pour chaque quartè demonstrari que le même nun l’est manko de poncto à poncto du quarté, et que financo de maison à maison, de casa à la casa la chose la même nun l’est, nun se sumilia pennient, et même sur le palier, de pianirottoli à pianirottoli, ça change et parfois de càmmira à càmmira, salle en salle, de leto à leto, comme li cristiani quoi, maronites, ortodoxes, praticants, bigottes ou moderat cantabili.
’Nzomme, tout compte fait, la levée de soleil à Paris tene mènemo mènemo 1351 paroles différentes pour le diciri. Et Naples aussi.

francesco forlani

Vive a Parigi. Fondatore delle riviste internazionali Paso Doble e Sud, collaboratore dell’Atelier du Roman e Il reportage, ha pubblicato diversi libri, in francese e in italiano. Traduttore dal francese, ma anche poeta, cabarettista e performer, è stato autore e interprete di spettacoli teatrali come Do you remember revolution, Patrioska, Cave canem, Zazà et tuti l’ati sturiellet. È redattore del blog letterario Nazione Indiana e gioca nella nazionale di calcio scrittori Osvaldo Soriano Football Club, con cui sono uscite le due antologie Era l’anno dei mondiali e Racconti in bottiglia (Rizzoli/Corriere della Sera). Corrispondente e reporter, ora è direttore artistico della rivista italo-francese Focus-in. Con Andrea Inglese, Giuseppe Schillaci e Giacomo Sartori, ha fondato Le Cartel, il cui manifesto è stato pubblicato su La Revue Littéraire (Léo Scheer, novembre 2016). Conduttore radiofonico insieme a Marco Fedele del programma Cocina Clandestina, su radio GRP, come autore si definisce prepostumo. Opere pubblicate Métromorphoses, Ed. Nicolas Philippe, Parigi 2002 (diritti disponibili per l’Italia) Autoreverse, L’Ancora del Mediterraneo, Napoli 2008 (due edizioni) Blu di Prussia, Edizioni La Camera Verde, Roma Chiunque cerca chiunque, pubblicato in proprio, 2011 Il peso del Ciao, L’Arcolaio, Forlì 2012 Parigi, senza passare dal via, Laterza, Roma-Bari 2013 (due edizioni) Note per un libretto delle assenze, Edizioni Quintadicopertina La classe, Edizioni Quintadicopertina Rosso maniero, Edizioni Quintadicopertina, 2014 Il manifesto del comunista dandy, Edizioni Miraggi, Torino 2015 (riedizione) Peli, nella collana diretta dal filosofo Lucio Saviani per Fefé Editore, Roma 2017 

Tags:

  4 comments for “La parisienne

  1. giorgio mascitelli
    11 agosto 2018 at 08:32

    Francesco Forlani ci mostra in modo mirabile come l’arte maccheronica sia profondamente contemporanea.

  2. francesco forlani
    11 agosto 2018 at 09:18

    makarùn et makarèn
    cherissime el Meskladell

  3. sparz
    11 agosto 2018 at 11:21

    meraviglia, effeffe! Ancora cosi`

    • francesco forlani
      20 agosto 2018 at 09:20

      tu es merveilleux, puisque cargo de maravilia, Sparz que si l’est vrai que todo est relativo, l’est anca vrai que l’absoluta meravilia si ttu
      effeffe

Lascia un commento

Il tuo indirizzo email non sarà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *