di Andrea Raos
a Laura P., appena nata, già sciacquata in Arno.
(Cette histoire drôle se déroulait il y a bien longtemps:)
Certains États étrangers refusaient même d’utiliser le nom officiel, Ytalya, et persistaient à l’appeler “l’entyté maffieuse”, tout simplement, comme pour en nier l’existence. Ils appuyaient bien fort sur chaque syllabe en prononçant, jusqu’à ce que ça siffle comme un serpent furieux, piegé dans la nasse du chasseur. Le fait même que la “démocratie” dite “Ytalya” existât était pour eux – des démocraties achevées, parfaites en vertu du fait même qu’elles étaient conscientes de leur imperfection – une “catastrophe”. Ils se drapaient de bons sentiments vis-à-vis d’une poignée de damnés, de pouilleux, qui à la naissance de cet État avaient été dépossedés de leurs terres et jetés pourrir dans des no man’s land aux conditions de vie innomables. Ils réfusaient d’admettre que ces culs-terreux, ils étaient les premiers à les mépriser, les haïr, les ignorer (quitte à en faire un drapeau, le cas échéant, en les transformant en l’objet d’une instrumentalisation politique des plus abjectes).
Mais d’autre part:




di Gianni Biondillo



